Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-987330
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-989337
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LANCE 
if-taient longs et peu tlexibles; le bras droit lbrlinrient arme de 
spallieres a lames et d'un grand garde-bras: Fecu court, large et 
concave dans le sens de sa longueur; les quartiers de la selle bas, 
pour que les genoux passent les bien serrer. 
(Jette epoque est. Fapogwfee du (TOITIbIIl, a lance a outrance, dans lequel 
excellait la  frangyiise; ce qui d'ailleurs ne lui fut guere 
prolitablir, ainsi que nous en limes la triste experience dans les ba- 
tailles de Poitiers et dÄtzincfourt. Peu (Fhonnnes d'armes e-taient en 
fl-tat de se bien servir de ces longues lances et quand une chargfe 
n'avait point bouscule l'ennemi au premier choc, cves longs bois, 
qu'il etait difficile de relever dans une melee, etaiimt un embarras 
pour les cavaliers. La confusion se mettait dans les esezulroils, et les 
fantassins avaient bientot raison de ces hommes de fer embarrasses 
dans leurs liarnois. 
Quand les hommes d'ar1nes etaient contraints de combattre a pied, 
ils raceoureissiiient le bois de leurs lances, afin de se servir de 
cette arme comme d'une pertuisane. La chevalerie franc-aise zivait 
appris a ses (lepens, en 43611, qu'une troupe de lantassins ainsi 
tirmes ne pouvait etri: entamee par la cavalerie. A la bataille de 
Brignais, les 'l'ard-ifenus, au nombre de seize mille, avaientdeliiil 
Varmifa) de Jacques de Bourbon, qui ne comptait pas moins de douze 
mille combattants bien equipes. Les 'l'ard-vfeniis, ainsi que le rap- 
porte lfroissart, s'etaic-nt retranches au nombre de cinq a six mille 
sur une colline et avaient masque. leur plus grosse troupe derrieri: 
un pli de terrain. (Quand les batailles de Jacques de Bourbon s'ap- 
proeherent pour gravir les pentes de cette tTOlllIIG, elles furent si 
bien rcgfues a coups de pierres, que le desortlre se mit dans les rangs. 
Alors la reservf: des 'l'au'd-vfenus donna sur les flancs de la cavalerie 
liancaise et la detruisit entierement. (t Ainsi que messire Jacques 
si de Bourbon et les autres seigneurs, bannieres et pennons devant 
a eulx, approchoient et costioient celle montagne, les plus niccs et 
a les pis armes des compagnies les atlouloient; car ils jetoient si 
ii ouniement et si roidelnenl ces piCFFGS et ces rfailloux sur ces gens 
si (Farines qu'il n'y avoit ni si hardi ni si bien arme qui ne les res- 
ii soignast. Et quant ils les eurent tenus en cel estat et bien battus 
ii une grandbspaee, leur grosse bataille lraisclie et nouvelle vint. 
(i autour d'icelle montagne, et trouverent une autre voie, et estoient 
K aussi drus et aussi serres eomme une brouisse  el avoient leurs 
a lances toutes recoupees a la msi-suri; de six pieds ou environ; et 
Broussuillc.
        

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