Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-981608
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-982230
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ARBALI 
gachettc m. Celle-ci (vov. en  pivotant sur la broche p, declique 
la noix. Un ressort r tend. a remettre la gachctte en place: Mais 
pour que l'arme, "une fois l'arc bande, ne puisse partir par l'effet 
d'un choc ou par inadvertance, la gachette porte une branche a 
pivot s' qui appuie son extremite sur une paillette ou ressort t. 
Cette branche, glissant le long d'une goupille lixe, lorsqu'on appuie 
sur la gachette, tend a faire sortir la paillette t; donc, en tournant 
Parretu de maniere que son aile appuie sur la paillette, celle-ci ne 
peut etre poussee par la branche s', et cette branche restant fixe, la 
gachette ne peut agir. On voit en B la paillette tpar-dessous, avec 
Farret u. Pour eviter les pertes de temps, lorsque Parbaletrier a 
passe la bride en cordelle de la boite du cry sous la crosse de l'ar- 
brier, et pour que cette bride reste en place, le loqueteau n, main- 
tenu par une paillette, est releve ainsi qu'on le voit en v. Si l'on veut 
enlever le cry, ce loqueteau est rabattu dans Fentaille X. On voit en D 
comme est taillee la crosse. Cette arme est attacliee sur le dos de 
l'arbaletrier' par une courroie qui passe derriere la boucle de cuir G 
et a travers l'anneau E. Le carreau ne coule pas dans une rainure, 
mais est simplement pose sur la face d'ivoire de l'arme et est main- 
tenu par un ressort de corne passant par-dessus la noix. Une hausse 
de laiton est üxee en arriere de la noix et se rabat sur Farbrier, ainsi 
que le montre la Iigure. Le tir de cette arme est tres-juste, le carreau 
ne subissant aucun frottement; sa portee est de 100 metres environ 
horizontalement, de plein fouet; beaucoup plus longue, si l'on veut 
obtenir un tir parabolique. 
lndependamment des arbaletriers mercenaires genois, gascons 
et brabangons, qu'on employait dans les armees de France des le 
Xlllc siecle, un grand nombre de bonnes villes des provinces septen- 
trionales possedaient des compagnies darbaletriers. En 1230, un 
arret du parlement donne la ciualillcation de grand maitre des arba- 
letriers a Thibaut de Montleard l. Cette charge etait d'une grande 
importance et equivalaitii celle de major general d'une armee mo- 
derne. Les arbaletriers etaient pris dans la bourgeoisie des villes et 
formes en corporations. En 1351, le roi Jean lit un reglement pour 
les gens de guerre, dans lequel il est dit que : a Parbalestrier qui 
a aura bonne arbaleste et fort selon sa force, bon baudrier et sera 
a arme de plates, de cerveilliere, de gorgerette, itespee, de eoustel, 
a de harnois 2, de bras de fer et de cuir, aura le jour (par jour) trois 
1 Recherches historiques sur les corporations des archers et arbalälriezrs, par Victor 
Fouque, 1852. 
2 Gest-ä-dire de briganüncs et de nxailles.
        

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