Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-981608
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-986061
rämäa 
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cannelure {init en pointe vers le milieu de lame, qui alors ne repre- 
scnte plus que la section quadrangulaire. Cette epee etant longue et 
large, la cannelure Fallegissait un peu. 
Il y avait des fabriques renommees d'alemellcs (Vepees, a Ver- 
dun, a Poitiers, a Bordeaux, dans plusieurs villes dlällemagne, 
notamment a Vienne; a Milan. Les epees italiennes devinrent fort 
a la mode a la Iin du xvc siecle, au moment des campagnes de 
Charles VIII. Par leur forme, elles ne (lifferaient pas de celles por- 
tees par la gendarmerie francaise; mais c'etait d'Italie que venaient 
les armes de luxe, et il faut dire qu'elles etaient merveilleusement 
forgees et ciselees. Il suffit de visiter le musee des armes de Turin 
pour se convaincre de la delicatessc du travail des armes de main de 
la {in du xv" siecle, dans le nord de 1'Italie. Cependant aucune epee 
de cette epoque, que nous sachions, nlatteint en beaute celle qui est 
entre les mains de la statue du roi Arthus, du monument de Maximi- 
lien a Innsbrückl. La planche VII donne la poignee de cette cpee a 
deux mains. En A, est une des frettes du fourreau, et en B son extre- 
mite. Une epaisse chapesuperieure du fourreau enveloppe les quil- 
lons. Les prises des deux mains sont separees par une bague ornee 
de perles; des perles couvrent egalement ces deux prises. Le baudrier 
est compose d'une etoffe pelucheuse sur laquelle courent des chaines 
retenues de distance en distance par des medaillons de metal. Des 
pierreries et des perles sont semees entre ces medaillons. Les iloigts 
du gantelet sont enveloppes de peau; les premieres phalanges et le 
dos de la main sont garnis de lames d'acier a recouvrement (voy. GAN? 
TELET). 
Il nous reste a parler des epees en usage chez les gens de pied. 
Jusqu'au milieu du xv" siecle, les pietons (coutilliers) n'avaient que 
des epees assez courtes. Les archers et arhaletriers seuls en por- 
taient dont la lame atteignait environ 80 centimetres de longueur, 
et souvent les quillons de ces epees, vers la preniiere moitie du 
xvc siecle, etaient chevauches, l'un renverse sur la lame et l'autre 
sur la poignee (lig. 242). Llun de ces quillons servait a engager 
l'arme de l'adversaire, l'antre a garantir les doigts. Ces epees etaient 
fortes, a tranchants droits et a section quadrangulaire, parfois avec 
une cannelure d'un seul cote (voyez en A la section au talon). 
Hormis cette particularite, les epees ressemblaient de tout point, 
1 Cette statue, fondue sur cire perdue, est due ä un artiste ilalien : c'est une oeuvre 
merveilleuse de beautä. 
 2 Blanuscr, Bihliolh. nation, Frozssart, franqais (milieu du XVe siänlc) (voy. BAGUE].
        

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