Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-981608
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-983999
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BAUDRIER 
lorsque vers la lin du xxv" siocle, on reprit les cottcs d'armes ou 
surcots tros-longs par-Llessus l'armure (voy. ARMURE, Hg. 38). Touto- 
fois ces bauclriers otaient des ceintures sorräes ä la taille, le plus 
souvent,  mais non la ceinture noble, qui citait portoe au-Qessous des 
hanches. 
Ces sortes de baudriers ctaient souvent d'une excessive richesse, 
orncs dbrfevrerie. Ucpcc y etait suspendue par des courroies et 
chaincttes; le fourreau muni de quatre bielles posterieilrement et de 
deux seulement sur la rive anterieure, toujours pour incliner l'arme 
en avant et la suspendre sans que les mouvements pussent la faire 
battre dans les jambes (iig. 11 1). En A, est presentee la boucle de ce 
baudrier, et en B l'attache de la dague du cote droit; car, depuis le 
milieu du XIV" siecle, on portait avec la ceinture militaire, aussi bien 
qu'avec le baudrier, Yepee suspendue a gauche et la dague sur la 
hanche droite. On voit comme Fepee est attache par deux courroies 
11 boucles, ce qui permettait de s'en debarrasser sans deboucler le 
baudrier et par des bouts de cliainettes, atin d'eviter le ballottement 
de l'arme. Mais dejii, vers la fin de ce sieclc, les hommes d'armes 
portaient des braconnieres d'acier pour preserver les hanches, avec 
corselets ou brigantines tres-plastronnes. Cette ceinture a la taille ne 
pouvait s'accorder avec les liraconnieres, auxquelles etaient attachees 
les tassettes. 
On reprit donc, non la ceinture noble militaire du commencement 
du Tegne de Charles V, mais le baudrier rappelant la disposition 
"de celui du commencement du XIVÜ siecle, cfest-a-dire incline sur 
la gauche et attache a une courroie serrant la taille. Seulement 
ce baudrier, devant porter sur les braconnieres de fer, fut lui-meme 
fait de metal, sans cuir sous-jacent (fig. 12 2), tandis que les plaques 
dbrfevrerie qui ornent le baudrier (Iig. 11) sont fixees sur une 
courroie de peau. Les baudriers de metal de la fin du XlVc sieele 
devaient etre articules et attaches, non par une boucle, mais par un 
mordant ou une Iiche mobile. Les epees suspendues a ces derniers 
haudriers pouvaient, comme celle de la Iigure il, etre enlevees sans 
oter la ceinture. C'est qtfen effet alors, ces armes, habituellement 
tres-longucs, etaienl, fort genantes a cheval, et il arrivait que, pour 
combattre, on les detachait du baudrier pour les suspendre a l'argon. 
Souvent une chaine partant du cote droit de la brigantine ou du 
1 Statue de Charlemagne, chäteau de Pierrefonds (1395 ä 1400 environ). 
reproduit toutefois l'armure de 1380 environ (voy. Armmm). 
2 Statue du chäleail de Pierrefonds (1395 il 1400). 
Cette statue
        

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