Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-981608
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-983926
BAUDRIER 
1.96 
(voyez en A), Fenvcloppait, et venait, en deux parties, passer cousue 
sur elle-meme (voyez en a). La seconde moitie B etait laissee lache, 
passait sur la partie anterieure du fourreau. L'une de ses lanicres b 
entourait le fourreau et venait se nouer a la seconde laniere c, qui 
etait prealablement passee dans des oeils pratiques dans la courroie 
posterieure D. Uextremite de cette courroie posterieure, repliee sur 
elle-meme, etait cousue en e et maintenue par un rivet avec double 
rondelle en f. 
En E, est donne le profil de ce rivet. D'autres rivets servaient 
a bien maintenir la doublure de soie du baudrier a la cuirie. Mais 
en G ces rondelles n'etaient plus que des oeillets de metal a travers 
lesquels passait Fardillon de la boucle, fait comme il est indique 
dans la figure 4. L'avantage de ce moyen de suspension etait de 
laisser a Pepee une grande liberte de mouvement, tout en la mainte- 
nant solidement, liberte obtenue par la partie lache de la demi- 
courroie B. En effet, la courroie posterieure H serrait fortement le 
fourreau vers le centre de gravite de l'arme et tendait a la ramener 
derriere la cuisse gauche, mais les deux lanieres t, t, bien attachees a 
la partie superieure du fourreau, tendaient a ramener Yepee sur le 
ventre. Entre ces deux tirages en sens inverse, etait la demi-cour- 
roie B, qui etait assez lache pour faciliter le mouvement de l'extrai- 
mite de Fepee en arriere, sans cependant lui permettre de depasser 
une certaine inclinaison. Ainsi, soit en marchant, soit a cheval, 
l'arme obcissait aux mouvements du corps, mais en conservant son 
centre de gravite, de maniere a ne jamais donner de secousses. En L, 
le noeud l est montre par dessous. A la ceinture sont adaptes des pas- 
sants de metal n, destines a empechcr le cuir de plier et de former 
corde. 
Cette facon de suspendre la lourde epee du Xllle siecle (voy. EPEE) 
parut probablement bonne, car elle persista jusqu'au XlVe siecle, et 
ne fut abandonnee que lorsque la forme de l'arme fut modifiee; 
dest-a-dire lorsque les lames, au lieu de posseder un nerf saillant 
sur les deux plats, recurent au contraire une ou deux cannelures, et 
que ces lames, par suite, furent relativement pesantes vers la pointe. 
On ne put plus alors les porter verticalement, ou peu s'en fallait, sur 
la cuisse gauche; on dut leur donner une trcs-forte inclinaison pour 
que leur extremite ne risquat pas de battre dans les jambes en mar- 
chant. 
Uepee du xmc siecle est au contraire tres-lourde au talon, et 
devait, a cause de cela meule, etre suspendue presque verticale. 
Beaucoup de monuments figures du commencement du xrvc siecle
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.