Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-981608
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-983537
BACINET, s. m. (bassinet).  Habillement de tete, dont l'origine 
remonte au commencement du xiv" siecle. L'habillement de tete con- 
sistait, avant cette epoque, en un casque que l'on posait par-dessus la 
maille et le capuchon de peau, ou en une cerveliere de fer tenant a la 
maille elle-meme (voyez itnuuun, Iig. 3, 4, 6, 7, 8, 13, 45, 28 et 31). 
Par-dessus cette calotte de fer, des la fin du une siecle, les chevaliers 
posaient le heaume pour combattre. Mais le heaume, extremement 
lourd et genant, ne pouvait etre maintenu sur la tete longtemps. Il 
fallait le faire porter par Pecuyer ou le suspendre a l'argon. Dans une 
action prolongee, on risquait donc, ou cfetre etouffe, ou de charger a 
visage decouvert. 
On eut donc Yidee, vers l'aimes 1300, ifajouter, a la calotte de 
fer a laquelle le camail de mailles etait attache, un ciaire, c'est-a- 
dire une piece de fer mobile couvrant le visage, pouvant s'enlever 
facilement ou se relever. Les premiers essais de ce supplement 
"d'armure de tete sont assez etranges, mais indiquent clairement la 
nature des coups auxquels il s'agissait de parer; car il est a observer, 
dans le systeme d'armes defensives applique pendant le moyen age, 
que le combattant se preoccupe avant tout de se garantir contre les 
effets des armes nouvelles. 
La necessite de combattre de tres-pres, a l'arme blanche, obligeait 
chacun a chercher les moyens propres a se couvrir de la facon la plus 
sure et la plus pratique. 
A la {in du xxue siecle. les gens d'armes, outre la lance, se servaient 
de Yepee large et lourde, et de la masse. Des coups portes par ces 
deux dernieres armes, les plus dangereux etaient les coups 
obliques ou horizontaux. Les coups de pointe n'etaient a craindre 
qu'a pied, non qu'ils pussent percer les hauberts, mais parce que, 
diriges par un bras vigoureux, ils renversaient l'adversaire. A cheval, 
les coups de taille, a la hauteur d11 cou ou du visage par-dessus le 
chef de fecu, soit qu'ils fussent portes par Pepee ou par la masse 
d'armes, etaient violemment sentis a travers le camail ou hrisaient le 
nez ou la machoire, maigre le heaume, qui alors etait libre a sa partie 
inferieure, et dont la paroi s'appuyait sur le visage par l'effet du 
choc.  
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.