Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-981608
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-981924
pas de faire parade (le clw-calvrie. Cependant il n'en avait. pas 
toujours ütd ainsi : Philippe-Augnste est, pour son temps, un 
tacticien; ses marches sont habiles, ses prdcantions infinies. C'est 
un gdnüral qui ne livre rien au hasard et qui perfectionne l'armo- 
ment.  
Alors comme aujourd'hui, si le hasard, un accident, pouvaient 
parfois donner la victoire, il faut bien reconnaitre que vingt fois sur 
dix elle est assuree a celui qui sait le metier de la guerre et qui n'en 
neglige point les principes immuables. Il a fallu un siecle a la gendar- 
merie frangaise pour reconnaitre la superiorite du tir rapide des 
archers anglais et de l'ordre en echiquier, et encore a-t-il fallu que 
les plebeiens frangais devinssent fabricants de bouches a feu et bom- 
bardiers, pour que nos armees, sous Charles VII, pussent PGCOIIQUÜPII" 
la superiorite qui leur avait etc ravie. 
Quoi qu'il en soit, il y a toujours en en France une singuliere apti- 
tude pour le metier des armes, et c'est avec un vif interet que l'on 
suit les phases par lesquelles l'armement de l'homme de guerre a du 
passer. Inferieur souvent a celui de ses voisins, en peu de temps et 
par soubresauts, il ressaisit le premier rang. 
Ce qu'on ne saurait nier, c'est que menie pendant les periodes cala- 
miteuses, la gentlarmerie franeaise a su conserver intact ce sentiment 
chevaleresque qui appartient aux civilisations chretiennes et qui seul 
donne a la guerre une valeur morale. Si trop souvent ce sentiment 
lui a etc funeste, il n'en demeure pas moins une force avec laquelle 
ceux qui ne Feprouvfent pas au meme degre sont un jour obliges de 
compter, quand, par exemple, a ce sentiment inne viennent se joindre 
le savoir et la rellexion. 
On a voulu chercher les origines de la chevalerie sur tous les points 
de l'horizon historique. Sans discuter ces origines, on peut dire que 
la chevalerie nait avec le sentiment de la force personnelle chez les 
races stiperieures; et icix nous n'entendons pas la force brutale, mais 
celle qui est la consequence d'une puissance physique soumise a une 
intelligence elevtie. 
Hercule peut passer pour le mythe de la chevalerie, en ce qu'il 
mettait sa force corporelle au service d'une idee. La guerre est le 
pivot de la feodalite, et la feodalite c'est le moyen fige; dure epoque, 
nous en conviendrons volontiers. Mais etait-il possible de renou- 
veler le monde occidental tombe si bas a la lin de l'empire romain, 
par d'autres moyens ? Nous ne pouvons le savoir. Ce que nous 
apprecions, c'est Fefticaeite du moyen qui a produit la societe mo- 
derne, dont la force vitale est evidentc. C'est a la feodalite et a la
        

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