Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-981608
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-983139
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ARMUHE 
d'armes ifetaient. pas en etat de les payer. Aussi beaucoup s'habil- 
laient-ils de brigantines, de gambisons garnis de lames d'acier et 
de rivets; mais, vers 1400, l'armure de fer fut adoptce definitive- 
ment par la chevalerie, coüte que colite. (Ietait le harnais blanc, 
dest-a-dire simplement poli, sans aucun agrement et garantissant 
absolument le corps et les membres. Le liacinet remplacait le 
heaume, dont on ne se servait plus guere que dans les tournois. 
Le corselet d'acier, compose du plastron. de la pansiere et de la 
dossiere, suppleait aux plastronnages plus ou moins armes, dent 
on se servait si frequemment avant. cette epoque. Aux cottes suc- 
cedaient les tassettes; les spallieres prenaient un grand develop- 
pement et protegeaient efficacement les epaules, les aisselles et les 
omoplates. Rarement des gxorgerettes de mailles, mais de lames 
d'acier, a recouvrements articules. Les cubitieres, amples, garan- 
tissaient la saignee et le coude. Les gjantelets etaient merveilleux de 
souplesse. 
Les armuriers avaient certainement observe scrupuleusement 1e 
jeu des articulations de la queue de Pecrevisse, et, partant de ce 
principe, ils composaient les plaques de recouvrement destinees 
a former les tassettes, certaines parties des arriere-bras, les gorge- 
rins, les alentours du genou et quelquefois mome les pansieres. 
ljinfanterie commencait alors a prendre dans les batailles un role 
important. Les troupes a pied, de l'Angleterre surtout, etaient bien 
disciplinees, solides, et faisaient beaucoup de mal a la cavalerie avec 
les plomees, les fauchards et veuges. Les arbaletes, plus fortes, 
envoyaient des carreaux qui percaient les plastrons et les brigan- 
tines. O11 croyait rendre a la cavalerie la puissance qu'elle perdait 
chaque jour en perfectionnant son armement defensif. D'ailleurs, 
cette cavalerie mettait alors pied a terre, souvent, pour combattre. 
On sabordait a la lance raccourcie ou a Pepee, ou a la masse; il pa- 
raissait necessaire de couvrir de fer exactement toutes les parties 
du corps, en evitant les jointures, les defauts, pour mieux rcsister 
a ce genre de combat tres-meurtrier. Cependant la pesanteur de ces 
armes etait grande, et cette chevalerie combattant a pied, peu 
mobile, promptement epuisee de forces, ne pouvait soutenir une 
longue lutte.  
La figure 401 nous montre la transition entre l'armure de plates 
et l'armure de fer. Cet homme d'armes est vetu du corselet avec 
doublure, a laquelle est üxee, par une courroie devant et une cour- 
1 hlanuscr. 
Rihlioil 
xlion. 
le Livre 
de G uyron 
(jour-lois, 
Wnis (1400 env
        

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