Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-975758
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-976498
JOYAITX 
doree, raye de ganses d'or anterieuroment et postcrieuremiznt. Sur 
le bord externe des deux lobes de ce bourrelet un rang de grains 
d'or est fixe. Le voile est borde de paillettes d'or. Quelquefois un 
joyau frontal est pose a la jonction anterieuice des deux lobes (fig. 901), 
et une sorte de double crete de riches joyaux accompagne ces 
lobes. Ifetrangizte de ces coillures depasse ce que l'imagination 
la plus fantasque peut rever. Ainsi lescoflion en forme de turban 
que donne la Figure 15 est parfois accompagne de trois cornes 
ornees de joyaux. Un voile recouvre le tout et tombe derriere le cou 
en deux pentes et une longue lfllltlllft (fig. il il). Ces cornes sont 
faites düätoffe noire, de velours probablement, de maniere a faire 
mieux ressortir les ors et les pierreries. Les cheveux du personnage 
sont apparents, soigneusement flivises en ondes separees par des 
ganses or et noir tres-deliees, rattaches par derriere et tombant en 
une longue queue flottante. C'est ce qui ressort de l'examen d'autres 
miniatures du meme manuscrit. Il y avait une grande variete dans 
ces parures, et la mode n'etait pas tellement imperieuse que chacun 
se crüt oblige de copier servilemcnt, comme aujourd'hui, certains 
types admis. On peut supposer que les femmes consultaient plutot 
leur miroir que leur couturlere, et qu'elles modifiaient la mode en 
raison du earacteice de leur physique. Ce qui est hors de doute, c'est 
que ces vetements, et les joyaux qui les ornaient, coütnient des 
sommes folles, ce qui n'etait pas un obstacle au changement rapide 
de la coupe des vetements. Que les bourgeoises conservasscnt une 
robe pendant un grand nombre dHinnees pour s'en parer certains 
jours de fete, cela est possible, mais cette habitude n'existait pas 
citez la noblesse. La forme des habits, des coiffures, variait d'une 
annee a l'autre; si peu que ce füt, cela suffisait pour qu'une femme 
qui se respectait xfosat porter une parure datant de plusieurs annees. 
Des differences qui, a distance, nous paraissent a peine sensibles, 
choquaient les yeux des contemporains. semblaient comme aujour- 
d'hui, ridicules, et le ridicule a de tout temps inspire une veritable 
terreur en France. 
Si nombreux et si riches que fussent les joyaux poses sur les vote- 
ments des dames francaises pendant le xv" siecle, ce luxe conserva 
toujours une certaine moderation relative. On tenait plus encore 
a telegance d'une coupe heureuse, a une certaine desinvolture dans 
1 Mümc manuscrit. 
2 biannser. Ilihliolh 
turcs ravissantes. 
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