Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-975758
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-980430
IOILE'I 
411g 
Cependant, il faut admettre q11e les dames du XIIG siecle em- 
ployaient dans leurs vetements certaines etolfes fines et gaufrees au 
fer, ainsi que cela se pratique encore en Orient. Ces pieces de vete- 
ments etant tries-promptement fripees, il fallait en changer souvent, 
sous peine de paraitre porter des lambeaux. D'ailleurs, il est fait 
mention des soins que prenaient les dames vetues (le ces habille- 
ments flelicats et compliques. 
Dans le conte des Cltanotnesses et les Bernnrtlines, de Jean de 
Condei, ces deux sortes de dames viennent plaider devant Venus; 
les premieres se plaignant q11e les secondes attirent les amants 
par leur simplieite et leurs facons douces, les declarant indignes 
cependant de captiver les gentilshommes. La plaignante chanoi- 
nesse se presente en robe plissee avec graee, recouverte d'un surcot 
de Iin lin blanc comme neige. Elle pretend que toutes saines tra- 
ditions sont mises a neaut par les eisterciennes, qui, sous leurs 
robes grises, n'ont que de faibles attraits, et pour toute qualite 
n'offrent qu'une conversation niaise. Sans leurs agaceries et leurs 
avances, quel est le chevalier qui songerait a ellesiP- Venus veut 
entendre la defense des bernardines. L'une d'elles admet que leurs 
cottes grises de (liteaux ne valent pas les manteaux doubles de vair 
et les robes trainantes des chanoinesses, mais que, si les gentils- 
hommes viennent a elles, c'est qu'elles naffiehent pas la üerle 
de leurs rivales, et que ceux-ci preferent la simplicite du ctenr et 
une affection vraie a tous ces soins de proprete recherches, fort dis- 
pendieux, au total. 
Si ce conte ne donne pas une idee fort editiante des moeurs des 
religieuses au X111" siecle, il temoigne des soins de toilette que pre- 
naient les dames de la classe elevee, puisque les ehanoinesses appar- 
tenaient a l'aristocratie. 
Le moyen äge n'a cesse de faire emploi du fard. des on- 
guents destines a conserver la douceur et la fraicheur apparente 
de la peau; mais c'est a la (in du XIVB siecle quo ces accessoires 
de la toilette ont ete surtout employes, jusque sous le regne 
de Charles VII. Il y a eviclemment, pendant le xnrf siecle, un 
retour vers la simplicite, et c'est aux charmes naturels que les 
poätes rendent hommage. Voici la description d'une toilette de 
jeune femme de ce temps, parmi tant d'autres que l'on pour- 
rait citer : 
i Commencement du XIIIÜ siizcle. Voyez l'analyse complütc 
p. 251, des Contes et fablinzecc de Legrand dUhlssy. 
de cc 
mute 
dans le tome
        

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