Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-975758
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-976389
JUYAUX 
d'une grande quaintilci de ces pierres antiques, furent düipoiiilltäc-s 
pour fournir des 031111595 et iutailles aux bijoux profanes. Dos 
zihhagfis et des exff-ques achetaient ainsi les bonnes grztces de sei- 
gnr-turs puissants. Les Valois. qui tous (etaiirnt singttlierttlltltllt ama- 
teurs d'objets d'art, et qui contribueront si fort. pendant le xvn siecle. 
a prcparei- le mouvement de la renaissance, donneront a l'art de la 
bijouterie, aussi bien qu'aux arts de l'architecture et de la sculp- 
ture, une vive impulsion, et les ecrins des princes de cette maison 
etaient, sinon les plus riches comme matiere, les plus precieux 
au moins par le choix des objets qui les composaient. On lixait les 
itamees, qu'on desiguait alors sous le nom de Ctltntlyüttlh-SHP des 
bagues, sur des ceintures, des fermaux, des agrafes, des boutons 
de eliapels, des plaques ou enseignes de colliers et chaines. Les 
inventaires des XIVE et xve siecles regorgent de ces pierres grave-es. 
Beaucoup ont contribue a former 1e noyau de la belle collection du 
Cabinet des medailles de la Bibliothetlue nationale. Quelques inven- 
taires mentionnent des bourses remplies de ces pierres antiques, 
attendant un emploi. 
Il n'est pas douteux que l'art de graver les' pierres dures ne 
füt repandu pendant le xve siecle, non-seulement en Italie, mais 
en France. Apres la mort du duc Charles de Bourgogne, Pliilippe 
de Gommines dit : u J'ai depuis vu un signet  que maintes fois 
K j'avais vu pendre a son pourpoint (du duc Charles), qui estoit un 
H anneau, et y avoit un fusil entaille en un camayeu, ou estoient 
H Ses armes, lequel fut vendu pour deux ducatsg audit lieu de 
Ü Milan 3. n 
Passons en revue d'abord les joyaux de coiffures de femmes et 
de corsages, a dater du milieu du regne de Charles V, cest-a-dire 
de 1370. C'est, en effet, a dater de cette epoque que l'on signale 
les exagerations des ornements de tete chez le beau sexe. Le cercle 
d'or avec perles ou pierreries etait adopte par les dames nobles de- 
Puis le XI" siecle. A l'origine, ce cercle etait destine a maintenir 
les cheveux sur les tempes, a les empecher de tomber sur le visage. 
A11 X111" siecle, cette mode etait fort repandue, et, lorsque les dames 
ne portaient pas le chaperon, qu'elles se coiffaient eu cheveux, le 
Cercle d'or etait habituellement en usage. Cette mode fut ciuelque 
Peu abandonnee pendant la premiere moitie du XIV" siecle; mais, 
' 519m1, sw 
2 Apr-vs la l 
3 Mdrn. rie 
1nlz1illc rie Nanc-y. 
Pfl. rle Commines, 
IX4
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.