Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-975758
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-979671
SOU 
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et sous laquelle passe une ganse de soie qu'on noue en haut du cou- 
de-pied (voyez en A). Cette ganse serre Fextremite allongee de l'em- 
pcigne. Il est tres-rarc alors de voir les hommes et les femmes porter 
des souliers de couleur claire; habituellement ils sont noirs. On tenait 
a faire paraitre un pied {in et long; les nuances sombres amincissaieut 
la chaussure. C'est a dater de cette epoque que la pointe du soulier 
ne cesse de sallongerjusque vers 1380 (voy. ÜHAUSSURE). 
Il est certain que les gens qui suivaient la mode alors attachaient 
une grande importance aux chaussures. Si l'on consulte les inven- 
taires, on voit que la haute noblesse avait dans sa garde-robe un 
nombre considerable de paires de souliers etde gants. Les commandes 
sont faites par douzaines, ce qui fklll supposer qu'on ne portait pas 
longtemps la meme chaussure. Les souliers a la poulaine devaient etre 
n'es-promptement deformes, car il fallait que la pointe se tint 
droite, touchant au sol dans toute sa longueur; a moins, comme il 
arrivait, lorsque cette pointe atteignit une longueur demesuree, qu'on 
11e Fattachat par une cbainette a une jarretiere ou au-dessus de la 
cheville. 
Il est difficile d'expliquer pourquoi une mode aussi genante per- 
sista si longtemps. Les poulaines commencent avec le regne de 
Charles V, croissent jusque sous le regne de Charles VI; decroissent 
alors, mais non d'une mauiere uniforme, car beaucoup de gens bien 
nes portaient encore de longues poulaines sous Charles VII, et meme 
plus tard, puisque nous les voyons encore adoptees par quelques 
gentilshommes sous Louis XI l. Mais alors ces souliers a la poulaine 
n'etaient plus que des sortes de patins que l'on mettait par-dessus 
les chausses, dont le pied etait termine en pointes longues. Les 
patins possedaient aussi leur pointe roide pour soutenir celle des 
chausses. 
La figure 7 donne" un de ces souliers-patins "l, execute avec une rare 
perfection. La semelle est faite de cuirs tres-epais, mais passable- 
ment souples. Sur cette semelle est Iivee une peau mince, blanche, 
couvrant partie des cotes, sarretant ä Fextremite anterieure, ou un 
nerf de peau gaufree l'attache solidement. Uepaisseui" totale du 
patin est de 0m,027 au talon, et de  a la pointe. Uexcessive 
etroitesse de la semelle, qui n'a que 0'",063 de largeur entre 
l'orteil et le petit doigt, prouve que ce patin etait une chaussure de 
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