Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-975758
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-978934
ROBE 
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Les freres du roi, le duc de Berry et le duc de Bourgogne, avaient 
la passion des habits magnifiques. Le premier surtout contribua fort 
a developper le luxe de la cour du roi Charles VI, son neveu. jus- 
qu'aux plus "incroyables exces. Les hommes alors ne portaient plus 
guere de robes longues que pendant les occasions solennelles; mais 
ces robes avaient une valeur enorme, tant a cause de la quantite 
detolfe precieuse qu'on y employait que par les fourrures rares dont 
on les doublait, les joyaux et broderies qui les ornaient. 
La figure 30' donne l'une de ces robes de cerenlonie adoptees par 
les gentilshommes pendant les dernieres annees du XlVe siecle. La 
robe de dessous possedait des manches passablement justes aux bras. 
mais tFäS-OUVGFIGS, drapees et decoupees a Fextremite, pouvant au 
besoin envelopper completement les mains. La robe de dessus, tres- 
ample, montante autour du cou, avec passe-poil d'hermine, bombee 
sur la poitrine, a plis reguliers a la taille, serree par une ceinture, 
etait garnie de manches larges et trainant jusqu'a terre. On donnait 
a ces robes de dessus le nom de houppelandes 2. Les femmes por- 
taient aussi de ces robes tres-amples 3 comme vetement de dessus, 
mais encore des robes serrees a la taille, non decolletees, montantes 
au contraire, avec riche collier dbrfevrerie sur les epaules et longues 
manches ouvertes. La jupe de ces robes etait fendue par devant 
jusqu'au-dessous des genoux (fig. 31 t). On otait ces robes de dessus 
pour passer la pelice ou la houppelande, qui etaient des vetements 
plus pares. 
Les femmes ne se decolletaient que lorsqu'elles portaient le sur- 
cot de ceremonie (voy. Saucer). Tous les autres vetements feminins 
elaient alors tres-montants. 
Les demoiselles sbabillaient plus simplement (fig. 32 i) et ne por- 
taient point ces manches amples. 
Quant aux riches bourgeoises mariees, sauf le grand surcot noble, 
qu'elles ne pouvaient porter, elles suivaient, autant qu'elles le pou- 
vaient, les modes de la cour; mais il leur etait diflicile d'atteindre 
l'ampleur (les robes des nobles dames, qui coutaient des sommes 
folles, d'autant qu'elles etaient generalement doublees de fourrures 
et ornees de joyaux. 
' hlanuscr. Bihlioth. nalion., Tite-Live, franqais (13953 environ). 
2 Voyez HOUPPELANDE. 
3 Voyez HOUPPELANDE, PELICE. 
'f Manuscr. Bibliolh. naliom, Tite-Live, franqais (1395 environ). 
ä Manusur. Biblioth. nation, le Miroir historia], franffais (1395 environ).
        

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