Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-975758
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-978417
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epaules, et ne point gener les mouvements. Pendant tout le cours 
du moyen üge, la coupe heureuse du vetement, sa bonne apparence, 
ont evidemment la meme importance que de nos jours, et si le mot 
rlistingitä xfelait point connu, le fait existait. Il fallait avoir recours 
aux bons faiseurs pour ne pas passer pour malseant, et plus les 
vetements sont amples, plus ils sont difficiles a porter. La inaniero 
de rebrasscr la robe, comme on disait a Vepoque ou l'on portait 
de ces vetements tres-larges, a manches demesurees, oest-a-dire 
d'en relever les plis avec aisance, indiquait une personne de 
bonne maison. 
Le port des longs vetements faits tletoffes souples, a plis serres, 
tels qu'on les portait pendant les x1" et xu" siecles, exigeait une 
ärlucation complote, une habitude prise des l'enfance, certains 
mouvements et gestes qui salliaient avec cet habillement. Aussi 
remarque-t-on, sur les monuments tigures de cette epoque, une 
conformite de gestes donnee aux personnages des deux sexes, qui 
est bien moins (ainsi qu'on le croit souvent) une moitifärc atloptee 
par les artistes que la consequcnce du VÜIGIIIBHE en usage. Il en 
est de meme pendant les epoques suivantes. A chaque modification 
importante du vetement, l'allure des personnages, la maniere de 
marcher, de tenir les bras, changent; et cela en raison de ces mo- 
difications memes, et non point par suite d'un style de convention 
adopte par chaque ecole d'artistes. Il est evident, par exemple. que 
les vetements tries-amples, les longues manches, obligent a tenir les 
coudes au corps. a marcher d'une certaine maniere pour ne pas se 
prendre les jambes dans les plis; que les vetements etroits, au con- 
traire, forcent de tenir les bras loin du corps et a marcher les 
jambes reunies; que la ceinture serree a la taille impose la cam- 
brure des reins, et, pour les femmes, la saillie du ventre; que les 
jupes tries-longues exigeaient un redressement du torse assez pro- 
nonce, pour ne pas marcher sur les plis tombant jusque terre. Les 
peintures, les statues. ne font que reproduire, eu les exagerant par- 
fois, les allures commandees par tel ou tel vetemeut, et qui sont 
communes a tous les individus vivant sous l'empire d'une meme 
mode. Il en resulte qu'a la distance de quelques siecles et meule 
de quelques lustres, les personnages d'une epoque ont entre eux 
des points de ressemblance. Sans remonter bien haut, par exemple, 
les femmes du premier empire ont un air de famille, si l'on s'en 
rapporte aux meilleurs portraits, tableaux et vignettes. Ainsi des 
hommes. Il en est de meme a chaque periode des modes. Un cava- 
lier ou une dame du temps de Louis XIII uietaient point faits, en
        

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