Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-975758
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-978261
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PIGNERE 
prütendait Ilonorer : ckätait, en elTcl, un habit cher, a 
rures dont il älait doublä et de son ampleur. 
cause des four- 
PERRUQUE, s. f. Les dames romaines, a la fin de l'empire, 
portaient souvent de faux cheveux, des perruques volumineuses, 
poudrees, parfumees, teintes en pourpre, couvertes de poussiere 
d'or. Les premiers Porcs de FEgIise se sont fort eleves contre cette 
mode, qui cependant persista longtemps a la cour d'Orient. Il ne 
parait pas que l'usage de porter perruque fut admis en Occident 
pendant le moyen fige, et cette habitude ne süntroduisit en France 
que vers la fin du xve siecle. (TE-tait une importation italienne. 
Quant aux faux cheveux, il est a croire que de tout temps les 
femmes en porterent pour suppleer a ce que la nature leur refusait. 
Cependant, nous ne trouvons, a propos de cet usage, que des allu- 
sions trop obscures pour affirmer qu'il en fut ainsi. 
A la fin du xv" sieele, les gens de robe portaient perruque, ainsi 
que nous l'apprend Villon, si toutefois les Repeues franches sont de 
ce poete : 
Et mettez tous peine LIOÜVPÜ 1, 
Entre vous, jeunes pcrruvatz 9, 
Prmzureurs, nouvcnulx zulvoczibz, 
Apreuaus aux (iespcns (Talllruy. 
PIGACHE, s. f. Ce mot s'appliquait aux poulaincs des souliers, et 
aussi il certaines manches de femme, manches Lerminecs en pointe 
Vers la lin du xiv" sieelea : (c Blanches a pigaehcs. n  a Car voul- 
u droit bien (le confesseur) que les femmes, {i qui il parle de leur 
u habit, eussent vendu leur seurscos et leurs manches a pigaches, et 
a donne l'argent en leur maisonl. l) 
PIGNERE, s. f. Fltui de toiieLLe qui renfermait le peigne, les 
ciseaux, les rasoirs, le miroir, et la gravouere, qui eLaiL un style 
d'ivoire ou de cristal avec lequel on faisait la raie des cheveux. a Une 
(f gravouere de cristal, garnie d'or i. D) (Voy. PEIGNE, fig. 3.) 
1 a Laissez de cütd toute UPÜOCCUIJRÜOH. H 
2 ( tiens ä perruques. v (l'est ainsi qu'on ddsignuit, ä la fin du xv" Sibclc, les gens de 
la Iaasochc. 
3 "Voyez CHAUSSURE, MANCHE, PouLAINn. 
" Aventures ar-rivdes ä Reims, en 1396, 1': une fille nommäe Ernzfnc. lilnunsrw. de 
Säiul-Wlickor (voy. du Cangc, Pigaczlr). 
Ü Inventaire de Clämevzce de Hongrie (1328).
        

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