Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-975758
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-978252
PELICON 
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qu'au milieu de la poitrine (iigf371). Les plis du corps sont regu- 
liers, roides, et le vetement, ouvert par devant, double de fourrures, 
est maintenu a la hauteur des hanches 1351? une ceinture ; les manches 
sont demesurement amples. La queue du chaperon tombe du cote 
droit et passe sur Fepaule gauche. Ce chaperon est bleu de roi avec 
enseignes d'or. Le pcligon est pourpre gris rose avec fourrure de 
martre claire. La ceinture est vert et or. La manche de la robe de 
dessous, qui parait seulement au poignet gauche, est bleue. Derriere 
ce personnage est un jeune homme vetu egalement d'un pelicon 
court et a manches rondes, fermees du bout et ouvertes laterale- 
ment. Le chaperon de ce jeune homme est gorge de pigeon; le 
pelicon est vert, fourre de martre; les chausses sont bleues, avec 
souliers noirs. (les deux personnages portent des chaines d'or au 
cou avec enseignes. 
A dater de ce moment, les manches amples disparaissent comple- 
temeut du pelicon, qui s'ajuste de plus en plus a la taille. La fourrure 
meme ne s'y montre plus; aussi bien le mot lui-meme se perd-il, 
pour etre remplace par celui de robe. Des vieillards sont encore 
seuls representes, vers 1450, vetus de pelicons (Iig. 282) (voyez 
Rose). Le pelieon qui persiste, est celui que represente la 
figure '24, vetement d'apparat, et encore est-il depourvu de man- 
chcs. C'est une sorte de houppelande avec grand camail, et deux 
ouvertures laterales pour passer les bras. Mais c'est la un habit de 
ceremonie qui n'est pas porte habituellement et qwendossent les 
grands seigneurs en certaines occasions solennelles, jusqtfa la lin 
du xv" siecle. La pelice des femmes disparait egalement, la houppe- 
lande persiste un peu plus tard, et le surcot jusqu'a Pepoque de la 
renaissance. A 1a tin du xv" siecle, le manteau, seul conserve, rem- 
place, chez les dames nobles, la pelice et la houppelande. 
Il n'y a pas de vetements qui aient ele d'un usage plus ordinaire 
que le pelicon et le surcot, pendant une longue periode du moyen 
age, dest-a-dire du x11" siecle au xv". 
Le pelicon etait un vetement d'apparat, mais aussi une robe de 
chambre; et, dans les contes et les romans, il est souvent question 
de personnages des deux sexes qui, obliges de se vetir nativement, 
passent une pelice par-dessus leur chemise. La pelice est aussi un 
de ces vetements dont on faisait present aux personnes que l'on 
 Mnuuscrr. Rihlioth. nation, frauqais. n" 1126. (in 
manuscrit prfaseutd ä. Louis X, 
2 Rlannscr. BiMiolh. naticnL, Missel laLiu (environ 
est rouge orange, avec fleurs d'un vert jaune rehaussf: 
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