Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-975758
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-977571
BIYFHE 
138 
religieux, non plus que les lexiques, ne devaient avoir la tete cou- 
verte en priant ou en remplissant une fonction sacerdotale. Saint 
Augustin, s'appuyant sur l'opinion de saint Paulh defend aux 
religieux decouvrir leur tete rasce, lorsqu'ils prient ou pre- 
chent. Simeon, archeveque de Thessalonique, dit? : u Que tous les 
eveques et tous les pretres de l'0rient, a la reserve du patriarche 
düälexandrie, disent la messe la tete nue. parce que Fapotre saint 
Paul veut que, pour honorer Jesus-Christ, nous ayons la tdte nue 
en priant. n  
Quoi qu'il en soit, les eveques, dans l'Eglise d'0ccident, assis- 
taient, des le xne siecle, aux offices de Peglise la tete couverte, et ne 
se decouvraient que s'ils disaient eux-memes la messe, comme ils le 
font encore aujourd'hui. Saint Sylvestre parait avoir etc le premier 
parmi les papes qui ait porte la mitre. En effet, le pape Inno- 
cent Illa dit que u Constantin, au moment ou il se decida a quitter 
Rome pour (Jonstantinople, voulut donner son bandeau imperial 
a saint Sylvestre, mais que celui-ci, par humilite, prit pour couvre- 
chef une mitre ronde brodee d'or. a Platine 4 rapporte un fait 
analogue touchant ce pontife, en ajoutant que celui-ci se contenta 
d'une mitre blanche ü. Mais il ne semble pas qu'alors ce vetement 
de tete eut un caractere ecclesiastique; car, comme l'observe fort 
bien Thiers dans son [Itstoire des perruques": c Onufre Panuin, qui 
if etait si savant dans les antiquites sacrees et qui mourut sous le 
ff pontificat de Pie V; le dit precisement en ces termes: Jllitrarutn 
a usum in Romane Ecclesia non ante sewcentos amzos esse opinor. 
a Et le P. Menard n'est pas eloigne de ce sentiment, lorsqu'il dit 
1- que les mitres n'ont guere ete connues dans l'Eglisc avant l'an 
f: 1000. n Thiers ajoute avec beaucoup de raison : a Et, dans le 
e vrai, il n'en est parle (des mitres) en aucune maniere, ni dans les 
u anciens Sacramentaires, ni dans les anciennes Liturgies, ni dans 
(c les anciens Ordres romains, ni dans les anciens Rituels, ni dans 
a les anciens auteurs qui ont ecrit des Ofticcs divins avant ce 
u temps-la. Et ce n'est justement que depuis qu'elles sont devenues 
f: des habits ecclesiasticjues dans PEglise. 
a On peut juger par la avec quelle verite les peintres, les sculp- 
' Lie opere monauh, (cap. 31. 
f De temple ante hlezl. 
3 Sermon. de S. Sflvestro. 
 ln Silvestro. 
3 n Phrygia mflfra et candirln ifuniumnzodo contenlus finit. 
G Page '15.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.