Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1190190
BRODERIE 
servait d'assiette. La couture des bords, faite de soie foncee ou de 
fils d'or, serlissait les sujets et donnait aux dessins de la fermete et 
du precieux. Ce procede fut employe tres-tard encore, mais seule- 
ment pour les ornements sacerdotaux; quant aux broderies des 
vetements civils, elles furent fail.es directement sur Fetoffe et imitees, 
des le XlVe siecle, par les brochages au metier. Les entre-deux, si 
frequemment employes pour les vetements feminins au xn" siecle, 
Ifetaient autre chose que des broderies sur lin avec ajours; et, en 
effet, dans les tombeaux de cette epoque, on retrouve des parcelles 
H0n equivoques de ces sortes d'ouvrages, qui ont mieux resiste a 
la destruction que les etoffes auxquelles on les cousait (voy. BLiAur). 
Les statues de ce temps nous montrent, d'ailleurs, l'application de 
ces broderies, dont le dessin etait toujours delicat. Mais ce fut au 
moment ou l'on employa les pieces d'armoiries dans les vetements, 
Gest-a-dire du commencement du xiv" siecle au milieu du xve, que 
les broderies furent plus particulierement appliquees sur les etoffes 
destinees aux habits des personnes nobles. ll netaitpas possible, en 
effet, de fabriquer des etoffes qui passent reproduire les armoiries 
(le tant de personnages. Force etait de broder, au moins sur les 
champs. les pieces qui entraient dans ces armoiries : lions, leo- 
pards, alerions, aiglettes, inerlettes, roses, crequiers, croisettes, 
besants, etoiles, etc.; les broderies de soie, d'or ou d'argent, sur les 
etoffes des robes, surcots et manteaux, prirent donc alors une grande 
importance. 
Nous n'avons que peu de renseignements sur les broderies faites 
sur toile fine, lin ou mousseline. Il est certain que des voiles etaient 
brodes. Des mousselines brodees d'or, d'argent ou de soie, venaient 
d'0rient. Sur les chemisettes de statues du x11"! siecle, on peut voir 
des broderies ou au moins des chefs brodes avec ajours. Mais, jus- 
qu'au liVle siecle, nous n'avons, a cet egard, que des donnces incer- 
taines. Il n'en est pas ainsi pour la broderie de soie sur etoffe de 
parure exterieure ou sur fin canevas; non-seulement les dames se 
livraient a cet art, mais les religieusest, et un grand nombre d'ou- 
vriers des deux sexes. Les hrodeurs de Paris formaient une corpo- 
ration; aussi les brodeuses. Les bourgeoises sadonnaient egalement 
il la broderie. La tille d'un bourgeois qui a nom Maratte, dans le 
Ronzan de la violette  
' Eudcs Rigaud, 
sortes d'ouvrages 
Inondaius. 
archevüque de Rouen au xnlf siäcle, se crut obligä de 
dans plusieurs luonasläres de femmes de son diocäse, 
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comme trop
        

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