Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1190188
BRODERIE ] 
de satin jaune tout semü 
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BREF, 
Voy. BULLE. 
BROCHE, 
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Voy. 
Fremaux, 
aliques, 
broches 
BRODERIE, s. f. Les broderies a la main sur etoffe remontent 
a la plus haute antiquite. L'art de la broderie, reserve aux femmes, 
etait pratique chez les Orientaux, en Egypte et en Grece. Nous 
n'avons a parler ici que de la broderie appliquee aux vetements. 
Les etoffes brodees, rapportees de POrient chez les Occidentaux, 
pendant les premiers siccles du moyen age, tres-estimees et fort 
clieres, ne furent guere employees que pour les habillements des 
grands seigneurs. 
A Byzance, les broderies d'or et de menues perles sur etoffes de 
soie apparaissent des le vu sieele, et, sous Gharlemagne deja, ces 
sortes de broderies etaient importees par les commet-gants levantins. 
Au commencement du xue siecle, peu apres les premiercs croisades, 
les habillements des hommes et des femmes en France etaieilt sou- 
vent garnis de galons on de quartiers detoffes brodees rapportees 
d'0rient. Les femmes, qui, dans les chateaux feodaux, n'avaient que 
trop de loisirs, se mirent bientot a imiter ces ouvrages d'entre-mer 
et surpasserent leurs modeles, non pas tant par la richesse des 
matieres employees que par la finesse du travail. On brochait des 
voiles, des ecliarpes, des ceintures, des anmonieres, des gants, des 
souliers. Les quelques exemples qui nous sont conserves de broderies 
du xive siecle nient point ete surpasses. Il suffit, pour le reconnaitre, 
d'examiner avec attention la broderie de Paumoniere depentlant du 
tresor de la eathedrale de Troyes, et qu'on suppose avoir appar- 
tenu au comte 'l'hibaut IV  n'egale la linesse 
de cette broderie de soies de couleur representant de petits person- 
nages. Ces sortes de broderies etaient faites sur une Iine toile de 
lin, puis decoupees et cousues sur un fond (Fetoffe de brocart, ou 
de soie forte, comme nos anciennes sandales. Ce procede, fort usite 
dans tout l'0rient et notamment en Chine, permettait de donner aux 
sujets brode-s du relief, de la saillie, au moyen d'une hausse de coton 
on de lin, interposee entre la broderie rapportee et Fetolle qui lui 
Aul. du la Salle, 
Rornlnz 11e Hum.
        

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