Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1190174
BRANLAY 
paraitre la chemise entre Fechancrure du haut-de-cltausses, qui 
d'abord ne fut, ainsi que l'indique notre figure, qu'un calecon tres- 
court, presque collant, et garni d'une brayette. Plus tard, c'est-a- 
dire sous Francois I", ces hauts-de-chausses prennent de l'ampleur; 
a la lin du XYle siecle, ils formaient deux bourrelets tres-prononces, 
taillades, canneles, brodes, doubles, releves, rembourres. Puis ils 
sailaissent, s'allongent jusqu'au-dessus du genou; leurs ouvertures 
inferieures ne serrent plus les cuisses; ils perdent leur ampleur aux 
hanches et tombent droit : ce sont alors les canons du milieu du 
xvne siecle. A la brayette se substitue la petite-oie de rubans. Les 
canons se retrecissent a la fin du regne de Louis XlV, et la culotte 
du xvn" siecle les remplace. Voila sommairement l'histoire des 
braies : elles finissent par netre plus que les chausses ou les 
bas; et le haut-de-chausses devient culotte, puis pantalon, lequel 
pantalon n'est que la paire de braies des premiers temps du 
moyen age. 
Nous devons ajouter que les chausses furent portees simultane- 
ment avec les braies, des une epoque reculee. Ainsi, dans la tapis- 
serie de Bayeux, les hommes en habit civil portent les braies et les 
chausses, qui etaient maintenues sous les braies avec des jarretieres. 
Toutes fois que les braies nlätaient pas a pieds, il fallait des chausses, 
qui etaient glissees sous les braies ou posees par-dessus, formant 
alors un bourrelet contenant la jarretiere; les femmes, qui ne por- 
terent jamais les braies a pieds, mais des calecons descendant aux 
genoux, avaient des chausses. Alors, les braies prirent le nom de 
httut-de-cltausses, et les chausses le nom de bas-de-cltausses, d'on le 
nom de bas est reste (voy. (IIIAUSSES). 
BRANLANTS, s. m. Larges paillettes de metal, quelquefois email- 
lces, qu'on attachait aux vetements, et qui, vacillant 51 chaque mou- 
vement du corps, miroitaicnt aux rayons du soleil ou a Yeclat des 
lumieres. Cet ornement ne parait pas avoir ete de mode avant le 
Xve siecle. On [attachait aux housses des chevaux, aux Cottes d'armes, 
dans les tournois. Ces branlants etaient souvent armoyes aux armes 
du chevalier qui les portait : a J'ay un aultre parement de satin 
v bleu, lozange dbrfevrerie a nos lectres (chiffres) branlans, qui 
(f sera borde de lestisses (fourrure grise),  et si en ay un aultre 
H a ma cotte d'armes toute semblable sur lequel je viendray sur les 
H lices pour faire nos armes a pie, qui est de satin eramoisy, tout 
(1 5eme de branlans d'or, emaille de rouge cler, a une grant bande 
H de salin blanc toute semee de branlans d'argent, a trois lambeaux 
m.  11
        

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