Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1194408
ANIJE 
IIOUPPEI 
473] 
a Paris. Les houppelandes de dames nobles portees a la fin du 
xxv" siecle etaient amples, ouvertes par devant, doublees de fourrures 
formant collet, retroussees aux manches et faisant bordure a la robe 
(fig. 71). Le bas de la houppelande trainant a terre, les dames en 
rattaehaient le devant par des agrafes au-dessous de la taille, ainsi 
que le montre notre figure, afin de pouvoir marcher. Ces houppe- 
landes etaient portees sans ceinture, ajustees a la taille et decolletees, 
ou avec ceinture, collet haut, suivant la mode du temps, et manches 
trcs-amples en facon dentonnoirs (fig. 8 2 et 8 bis). Coupees dans du 
samit ou meme du velours, elles etaient toujours doublees de four- 
rure et etaient boutonnees par devant, de la ceinture au cou ou seu- 
lement de la gorge au cou. Cette seconde facon de houppelande etait 
moins paree que la premiere. Les bourgeoises cherchaient a imiter 
ces modes dispendieuses et genantes, mais il leur etait difficile de 
porter des vetements aussi longs, pourvus de manches enormes, qui 
ne permettaient pas de marcher par la ville. Au commencement du 
xvc siecle, les grandes dames portaient des houppelandes dont la 
traine etait tellement longue, qu'il fallait la faire porter par une 
suivante. Alors la houppelande, tres-large au corsage, avec collet 
rabattu, decolletee, efait serree autour de la taille par une torsade. 
Elle possedait des manches demesurement amples et longues (fig. 9). 
Pour marcher, il fallait meme relever le devant de ce vetement 
lourd et entierement double de fourrure. C'est une houppelande de 
cette coupe que la reine lsabeau de Baviere portait le jour de son 
entree a Paris. La dame que represente notre vignettei est velue 
d'une houppelande de samit bleu, doublee dbermine sans queues ; 
son hennin de drap rose et or, avec bord noir, est couvert d'un voile 
tres-leger. 
Ce vetement devait etre fort incommode. On n'en trouve plus trace 
vers 1450, ou plutot alors il se confond avec le manteau ou soc, com- 
laletement ouvert par devant et dont les deux cotes sont perces 
d'ouvertures pour passer les bras (fig. 40 f). Cette princesse est. 
Marguerite d'Ecosse, eeoutant la lecture des poesies d'Alain Char- 
tier. La cette de dessous est pourpre brodee d'or, le surcot d'hermine, 
et la houppelande, en facon de manteau, est bleue, deublee d'her- 
mine, armoyee, en liant, de France, au milieu seme de la lettre M en 
1 Manusur. Bihliolh. nul 
1 Mümo mauusclüt. 
3 Blnnusvr. liilaliuth. nal 
' Muuusur. llihIioLh. nul" 
Lancelot du Lac, 
rang-ais (1432 
pnviron). 
Girfmf (le Neuers, frang- 
Alain (Iharticr, Poffsies, 
ais (i-HU envi 
frauqnis (iifil
        

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