Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1194368
IIOUPPELANDE 
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räs, autant pour se präsorvor du froid que pour garanlir les armes 
polies, habituelles alors, qu'on appelait armes lalanches et qui se rouil- 
laient facilement. 
Les bourgeois ne portaient guere de houppelandes longues qu'a la 
ville; bien entendu, elles etaient taillees dans des etoffes de laine, 
mais n'en etaient pas moins fourrees d'ecureuil ou de peau d'agneau. 
En campagne, dans les chevauchees, les bourgeois, a la fin du 
xve siecle, endossaient des houppelandes courtes qui ne descendaient 
qu'a mi-cuisse (fig. 6). Ce personnage porte l'un de ces vctements de 
couleur mordoree, avec un capuchon 1. Il est coiffe d'un chapeau 
rouge, et son ltaut-de-chausses est vert. Des houseaux de cuir fauve 
couvrent ses jambes 2. 
Mais, avant cette epoque, dest-it-Llire pendant le cours du xve sieclc 
jusqu'au regne de Louis XI, les houppelandes a chevaucher etaient 
au contraire longues, couvraient les jambes, et tombaient jusqu'aux 
etriers. Les houppelandes courtes etaient plutot portees lorsqu'on 
allait a pied par la ville. La houppelandc longue, a cheval, convenait 
aux hommes d'armes de haute noblesse et lorsqu'on n'avait pas 
a redouter une attaque, ou aux personnes d'un age mur. Lcsjeunes 
gens ne portaient la houppelande longue que dans certaines solen- 
nites, car elle etait consideree comme un vetement de ceremonie 
reserve aux personnes de qualite. 
Pendant le cours du moyen tige les vetements amples et chauds 
abondent. Cloches, gonelles. garnaches, houppelandes, pclicons, 
capes, manteaux, etc., on n'a que l'embarras du choix. Nous n'avons 
aujourd'hui que peu dequivalents a ces vetcments fourres, amples, 
qui enveloppaient si completcment le corps. Il est vrai qu'alors on 
voyageait beaucoup a cheval, et que les appartements netaient pas 
chauffes comme ils le sont aujourd'hui. Au total, ces habitudes etaient 
beaucoup plus saines. puisqu'il est toujours facile de se (lebarrasscr 
d'un vetement trop chaud, et qifetant ainsi bien couvert, on n'avait 
pas a craindre ces brusques changements de temperature de l'inte- 
rieur a Fexterieur, qui sont la cause de beaucoup de maladies qu'alors 
on ne connaissait guere. On est trop dispose a croire que nos aieux 
etaient moins sensibles que nous au froid; le fait est qu'ils savaient 
mieux s'en garantir, sinon en chauffant a outrance leurs logis, au 
moins par la composition de leurs vetements. 
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