Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1193947
HARNAIS 
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que l'on tenait a paraitre en bonne ordonnance. On jugeait mieux 
encore de la qualite d'un voyageur a sa monture et a la maniere dont 
elle etait habillee qu'a la tenue meme du quidam. Les femmes sur- 
tout voulaient etre bien montees : belles selles brodees et dorees, 
beaux harnais, avec clochettes et grelots; houppes de soie et bos- 
settes, pendeloques et laes. Aussi, les eperonniers et bourreliers 
avaient ils fort a faire, et les euiriers ne savaient-ils quinventer pour 
satisfaire aux fantaisies luxueuses de tant de chevaucheurs. 
Les xvne et XVllle siecles, qui ont eu la pretention de tout inventer, 
comme si, avant cette epoque, le monde n'avait existe qu'a l'etat 
(l'embryon, nous veulent faire croire qu'ils ont trouve Pequitation, 
l'art de dresser, de monter et d'habiller les chevaux. C'est une fai- 
blesse dont il serait ridicule d'etre dupes. Il n'y avait pas un gen- 
tilhomme, pas une dame, pas un bourgeois meme, pendant le 
moyen age, qui ne sut monter a cheval, et cela des l'enfance. Que 
les harnais fussent un peu differents de ceux adoptes depuis le 
xvn" siecle, nous Paccordons; que ces harnais fussent moins bien 
appropries a. la monture, ce serait un point a examiner, et la derniere 
mode n'est pas toujours la meilleure, par cela seulement qu'elle est 
la derniere.  
Dans un temps ou il n'etait pas possible de voyager autrement qu'a 
cheval, ou les gentilshommes passaient les trois quarts de leur vie 
a cheval, il est difücile de supposer qu'on n'eut pas su adapter a 
cet utile animal les harnais les plus convenables. Mais telle est la 
vanite feroce du xvne siecle, elle considere ces siecles de chevau- 
chees comme non avenus et pretend avoir tout trouve, depuis la selle 
jusqu'au mors. Les celebres ecuyers de ce temps veulent bien ad- 
mettre tout au plus que le connetable de Montmorency a invente 
des branches de mors, dont nous trouvons des exemples datant du 
xiv" siecle, et qui, si l'on s'en tient aux representations peintesmemon- 
teraient au XIIIÜ siecle. Il en est de meme des mors a la Pignatel, qui 
seraient dus au genie de cet ecuyer napolitain de la fin du xvi" siecle, 
et dont nous avons des echantillons datant des xiv" et xve siecles. Mais 
les ecuyers du moyen age n'ecrivaient pas des volumes sur l'art de 
Fequitation, le pedantisme n'etait pas encore en honneur; ils se 
contentaient de bien monter a cheval, de s'occuper de leurs betes 
et des harnais qui leur convenaient, et ne se souciaient guere de ce 
qu'en penserait la posterite. 
On voit,en examinantle jeu dechecs dit de Charlemagnet, que dejii 
 , cab 
xmidaillcs,
        

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