Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1193446
FOURRURE 
382 
du bnsjusqnii la hauteur dos cuisses, pour permettre de monter fi 
cheval, si besoin est, bien que ce vetement ne soit porte qtfaccitien- 
tellement par les cavaliers. Les plis du bas etaient maintenus reguliers 
par une ceinture intericure, et c'est cette rcgulurile des plis tombztnts 
qui fait designer cet habit comme un fond-de-cuve. 
Ce vetement pouvait se confondre souvent avec le snroot; nous 
aurons l'occasion de revenir sur ses variations (voy. Suncor). On lui 
donnait aussi 1e nom de cloche. 
FOURRURE, s. f. Les fourrures etaient d'un usage general chez 
la noblesse des les premiers siecles du moyen tige. Uliermine, la 
martre zibeline, le gris (petit-gris), le menu vair et le gros vair 
elaient reserves aux princes et aux seigneurs de haute naissance. 
Les fourrures les plus ordinaires portees par la petite noblesse et la 
bourgeoisie etaient Fecureuil, le bievre. la genette, l'agneau noir, 
le lievre, le renard. Les gens du peuple portaient des fourrures 
(l'agneau, de chat, de loup, de chevre, de chien, de blaireau, etc. 
[jhermine etait la plus estimee de toutes ces fourrures; on la 
portait avec ou sans queues, dest-a-dire toute blanche ou ornee 
symetrictuement des bouts noirs de la queue de l'animal, ou de 
poils d'agneau noir pour y suppleer. Uhermine etait fort employee 
en lätices, dest-a-dire en bandes minces qui servaient a pourtiler les 
vetements en maniere de passe-poils. Il est question souvent, dans les 
comptes, de ces bandes ou letices. 
Le vair provenait d'un petit animal assez semblable a notre ecu- 
reuil, vivant dans les climats septentrionaux et dont le des est 
gris et le ventre blanc. Quand on Wemployait que le dos, la fourrure 
etait designee simplement sous le nom de gris. Quand on employait 
le ventre et le dos arranges symetriquement en echiquier, detait le 
menu vair ou le gros vair, qui semble, par le prix qu'on le payait, 
n'etre autre chose que du vair d'une qualite inferieure. Quand on 
doublait avec le ventre seulement, on obtenait une fourrure d"un 
blanc un peu gris, moins eclatant que n'est Thermine. Il est sou- 
vent fait mention, dans les habits des X1110 et XIVÜ siecles, de ventres 
de vair. Mais il est possible que les comptes, en signalant les ven- 
tres du vair, aient entendu toute la fourrure de l'animal; car les 
miniatures des manuscrits representent tres-frequemment des dou- 
blures fourrees alternativement gris bleu et blanc, dest-a-dire de 
menu vair. 
De la martre zibeline on fourrait surtout des collets, on faisait des 
bordures de robes, on doublait des chapeaux. Celte fourrure a tou-
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.