Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1193279
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armoyees etaient ou brodees a la main, ou tissees expres. Dans l'un 
ou l'autre cas, elles devaient conter fort cher. Cette mode ne lit que 
se developper jusque vers le milieu du xvg siecle. Une charmante 
miniature de 1430 environl nous montre Marguerite d'Ecosse ap- 
plaudissant Alain (lhartier qui recite quelques-unes de ses poesies. 
La jeune princesse? est vetue, par-dessus un surcot d'hermines 
et unjupon pourpre, d'une houppelande bleue semee de France, et 
de son chiffre : M (V0yOZ.HOUPPELANllE). (Yetait evidemtnent une 
etolle tissee pour l'usage de la princesse, tandis que d'autres etaient 
composees de morceaux cousus ensemble, sur lesquels les pieces 
darmoiries etaient brodees ou appliquees suivant la methode em- 
ployee encore en Orient. Les draps d'or et d'argent en plein 
entraient necessairement pour une forte part dans ces vetements 
armoyes. Quelquefois, les seigneurs se contentaient de faire broder 
en semis la piece principale de leur ecu sur une etoffe d'or, d'ar- 
gent ou de la couleur d'email du champ. Des lleurs de lis, des 
besants, des macles, des aiglettes ou alerions, des roses ou treilcs, 
lions ou leopards, etaient ainsi semes sur un drap d'or ou d'argent, 
rouge, pourpre, noir, bleu ou vert. La mode des chiffres ou devises 
tisses ou brodes en or ou argent sur des fonds de couleur etait aussi 
fort repantlue en France parmi la noblesse, a dater du commen- 
cement du xve siecle jusque vers 1460. Mais c'est assez parler des 
etotTes de soie, d'or et d'argent. 
Les etolfes de laine, de poil de chevre et de chameau etaient 
non-seulement portees par les classes inferieures, mais aussi par 
la noblesse, car plusieurs de ces etoffes, et notamment les der- 
nieres citees, etaient fines et d'un prix tres-eleve. Ces etotfes de poil 
de chameau, fabriquees en Orient, elaient meme parfois ornees 
de {ils d'or formant des rayures ou des dessins dans la trame. Le 
manuscrit de Theodulfe, deja cite, conserve quelques morceaux 
de ces tissus de poil de chevre ou de chameau enlremeles d'or, 
d'une grande Iinesse et souples, ainsi que nous l'avons dit plus 
haut. On fabriquait aussi en Orient des tissus de coton et or, sem- 
blables a ceux qui nous viennent de l'Inde encore aujourd'hui. 
Nos mousselines a chefs d'or sont une derniere tradition de cette 
fabrication. Ces etoffes de coton, qui etaient atppelees boge-rant, 
boguerant, bougeranl, et enlin bougran, etaient originaires de 
Boukhara en Tartarie. Au XIVÜ siecle, le bougran etait un tissu de lin 
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