Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1193046
Erolfl-"Es 
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rissante en France, puisque les comptes de cette epoque mention- 
nent des pieces nombreuses de ces etoffes commandees il cles ouvriers 
en drap de soie de Paris, en velours. Toutefois la matiere premiere 
devait etre importee, et elle coulait tres-cher. La Provence seule, avec 
Fltalie, en fournissait. Parmi les etoffes de soie le plus habituelle- 
ment employees pour les habits, nous citerons le cendal et le samir. 
Le eendal parait avoir ete un taffetas; detait certainement une 
etoffe plus legere que le samit, puisqu'elle coulait moins cher et 
qu'on s'en servait pour faire des bannieres, des gonfanons et des 
oriflammes. Les hommes aussi bien que les femmes portaient des 
robes de centlal : 
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Le cendal etait de toutes couleurs, en plein et aussi raye de 
deux et trois nuances. La nuance la plus estimee etait celle qu'on 
obtenait par la teinture en graine (cochenille), et qui, par conse- 
quent, etait Pecarlate. Cette teinture s'appliquait a plus forte raison 
au samit. Le cendal noir etait le moins prise : c'est avec un manteau 
de cendal noir que le roi saint Louis venait se promener au jardin 
de Paris 2. 
Le cendal tiercelin, qu'on appela deflnilivement tiereelin tout 
court, parait avoir eLe plus estime que le cendal ordinaire; peut- 
etre etait-il plus fort. On peignait des armoiries sur tiereelin, au 
xve siecle, soit pour des velements de parade, soit pour des elen- 
dards. Le cendal a or battu etail recouvert de feuilles d'or decou- 
pees et collees sur Petoffe au moyen d'un mordant. Le cendal elaiL 
souvent employe comme doublure, ce qui prouverait sa souplesse et. 
sa legerete. 
 Le samit, du latin encamitus, elait une eloffe de soie epaisse, com- 
posee de six lils, le plus souvent blanche, verte ou rouge, et qui 
näätait porlee que par la noblesse pour faire des bliauts, des robes 
de dessus et manteaux. On enrichissait cette etoffe de broderies : 
(lentement estoient parees, 
Vestues de sanlis vermeil,  
Ains ne vi plus riee appareil 
Hucm de Bordeaux, vers 8668 cl suiv. 
Joiuville. 
_Lz' Iwunzuns (Zou chlasielnin 11e Coucz", 
vs S93 
(X1112 
530010)-
        

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