Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1192899
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Evmm 
signe de l'ordre est une echarpe. On sait comment, au commence- 
ment du xve siecle, les gens du parti dlkrmagnac se reconnaissaient 
a une echarpe blanche: a En ce tems (1408), les gens du duc 
e Charles d'0rleans et du comte d'Ar1nignac estoient logez par dela 
a Paris ; et alors on commenca fort a parler des gens au comte d'Ar- 
(f mignac, pour ce qu'ils estoient habillez dbscharpes blanches, car 
a on estoit encores peu vuille (on avoit encore peu vu) au pays de 
(f France et de Picardie de telles escharpes, et pour le nom des gens 
e au comte d'Armignac furent depuis ce tems tous gens tcnans 
a party contre le duc Jean de Bourgoingne, appelez Armignacs 1. v 
On donnait des echarpes en cadeau; les dames en brodaient pour 
leurs amis. (les echarpes etaient parfois d'une grande valeur. 
Lorsque Henri V passa a Rouen, emmenant sa nouvelle epouse Cathe- 
rine en Angleterre, u la ville de Rouen donna a la dicte royne une 
a escreppe d'or et riche de pierreries qui cousta 10,000 nobles 2 v. 
Les dames portaient ces echarpes en ceinture; les hommes les por- 
taient, armes, en sautoir ou alentour du heaumc, tombant par 
derriere (voyez la partie des ARMES); non armes, en guise de 
ceinture ou autour du con. Il ne faut pas confondre les escharpes 
avec les manches que les hommes portaient attaehees au bras. 
(Voy. MANCHE.) 
EPINGLE, s. f. (espingle, eispille). a Et s'il chiet a la dame une 
u espille, il Famassera, ear elle se pourroit affoler ou blecer 1'. n 
On trouve des epingles parmi les fragments gaulois; les dames 
romaines en faisaient grand usage. et le moyen age ne se lit pas 
faute d'en mettre a profusion dans la toilette des dames, surtout 
a dater du XIVO siecle. La mode des voiles, des guimpes, des bar- 
bettes, des cornes, exigeait une innombrable quantite depingles, 
et c'otait a l'aide de petites broches faites de laiton qu'on pouvait 
maintenir ces agrements de iete et de cou, et leur donner sur la 
peau les plis convenables. Les epingles qu'on voit figure-es sur les 
monuments, et celles qu'on trouve dans des fouilles avec d'autres 
objets du moyen ftge, ressemblent exactement aux notres, mais sont 
habituellement moins fines. On en voit de fort longues, qui devaient 
servir a la coiffure. Ces epingles, tres-bien faites, sont munies d'une 
tete ronde un peu aplatie, non point rapportee, mais faisant corps 
l Jlebn. de Pierre de Fenm. 
2 P. Cachou, Chronique normande, vhap. 
5 Les Quinze juys du mfzriaige : la Liurcc j 
XXX VII 
oyc.
        

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