Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1192845
DEUIL 
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sur la tete de maniere que le point b füt place au milieu du front, 
puis, prenant les deux bords art du voile, on les ramenait sur ce 
point b, ou on les attachait avec une epingle. 
Ijetiquette reglant les vetements de deuil pour la noblesse ne 
parait pas avoir etefixee avant le regne de Charles V. Pendant les X110 et 
X111" siecles, les hommes, aussi bien que les femmes, portaient des 
vetements longs, et les vetements courts etaient reserves a 1a classe 
inferieure. Si l'on prenait le deuil, la forme des habits ne chan- 
geait pas, et l'on se contentait de les tailler dans des etoffes de laine 
sombres et de ne les point orner de passementeries. Mais lorsque, 
vers 1330, on se mit, dans les classes elevecs, a porter des veteinents 
serres et courts, ces habits etaient trop opposes, par leur coupe, a 
celle qui convient au deuil; on en changea donc la forme, et les 
vetements longs furent admis pour les personnes qui pleuraient la 
mort d'un proche. Le manteau a capuchon fut considere comme 
l'habit de deuil par excellence, pour les femmes comme pour les 
hommes, et ce manteau, depourvu d'ornements, double de fourrure 
grise avec passe-poils blancs, dut etre porte pendant un temps plus 
ou moins long, en raison du degre de parente qui existait entre le 
mort et les survivants. Cependant, les dames nobles portaient, apres 
la mort de leur epoux, une coill'ure qui indiquait leur qualite de 
veuvel. Cette coiffure consistait en une barbette avec guimpe ct 
voile blanc, et n'etait point quittee, leur vie durant, par les femmes 
qui tenaient un rang tres-eleve dans la societe. Ce n'est pas a dire 
que cette coiffure fut uniquement reservee aux veuves de la haute 
noblesseg, mais il est certain que les reines meres ne la quitterent 
pas a dater du commencement du XlVe siecle. Un beau manuscrit de 
la Bibliotheque imperiale 3, ecrit a la fin du regne de Philippe V, dit 
le Long, contient une traduction de Boece par Jehan de Meung. Cette 
traduction est precedee d'une dedicace ainsi conque : a A toy royal 
a mageste tres noble prince par la grace de Dieu roy de France 
(f Phelipe le Quint (le Long), je Jehan de Meun qui jadis ou romant 
a de la Rose puis que Jalousie ot mis en prison Belacueil enseignai 
c la maniere du chastel prendre et la rose cueillir....., etc. i) Or, la 
miniature qui est en tete de cette dedicace represente l'auteur Jehan 
de Meung ecrivant sur un pupitre; devant lui est une noble dame 
Jycz FarLicIc 
IOSSGS 
2 Voyez ä cc sujet, ä l'article COIFFURE, les reprüsentulions de princesse 
de la bavette, avec voile et guimpe, n'ayant pas la qnalitd do veuves. 
3 Franqais, (zontcxlunt Ic Livre rles esclze: de frfxrc Jehan de Viguzyv, le Livre 
vernemcnt des -ro1's, et la traduction de Boäcc de Jcnu de Meung. 
zoifWacs 
du gou-
        

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