Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1192493
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COTTE 
'lloutefois, ces cottes hardies des femmes netaient pas assez 
courtes pour qu'on püt voir la jambe au-dessus de la cheville. Il 
n'etait, d'ailleurs, que les bourgeoises qui portassent des cottes 
relativement courtes. Et meme, vers la fin du XIVÜ sieclc, ces colles 
tombant sur les pieds, on les relevait pour marcher. Seules, les 
femmes du peuple portaient encore des eottes courtes. L'ampleur 
des vetcments feminins etait devenue prodigieuse apres la mort de 
Charles V, lorsque le luxe des habits setendit d'une fagon scan- 
daleuse de la noblesse a la bourgeoisie. Alors, il ne parait pas 
que les femmes portassent jamais la cotte simple, a moins que 
ce ne fut dans leur chambre. La cotte etait toujours mise sous le 
corset ou le surcot a longues et larges manches trainantes. C'est 
a peine si l'on apercevait les manches de la cotte, toujours 
serree; quanta la jupe, elle apparait seulement par les fentes 
laterales du corset ou surcot ample, et elle tombe sur les pieds. 
Ce fut aussi a cette epoque que les femmes abandonnerent les 
poulaines, qui devenaient trop genantes avec ces longues et larges 
robes de dessus, pour les reprendre vers 1410. a En ce tems' 
u eommenchoient a caira les poullainz et revint une maniere 
a d'eslas de vestures pipelottees de tantez manierez de desgui- 
e seeures qui n'est nul qui les peust escripre; avec unez grandez 
e inanehez pendenlez, passantez la longueur de la robe a 
Cette importance donnee au vetement de dessus, au corset ou 
surcot, que les femmes ne quittent pas, modifie la forme des cottes. 
Celles-ci commencent a se composer d'un corsage tres-simple, 
collant, a peine apparent sous la robe de dessus; corsage sur 
lequel est montee une jupe, plissee a la taille, tries-ample, sans 
traine, mais tuyautee ou largement bordee par le bas de fourrures 
sur une hauteur de 30 a 40 centimetres. C'est vers 1420 que 
cette mode parait prendre naissance. En relevant le corset ou le 
surcot, ainsi que cela etait necessaire pour marcher, la partie infe- 
rieure de ces jupes etait apparente (fig. 2l)4 et laissait voir le pied, 
qui recommencait a etre chausse de poulaines. Cette dame est 
coiffee du hennin avec epais bourrelet de velours bleu, orne d'un 
de 1371 ä 1424, 
1 Chronique de France et de Normandie de P. Cochon, de 1371 E1 142 
manuscr. Bihlioth. impfalz, franeais, n" 9859. 
2 Passer de mode, choir. 
3 Ces nzanchez pendenlez tenaient aussi bien alors aux vütemcnls de 
ceux des femmes. 
1 Manuser. 11111110111. 111111612, Iäoccace, Du dächiel des nobles honzmes, 
environ). 
Cochon, 
auudc 1383, 
alors 
1x vütczncnls 
nmcs qu'il 
des 1101 
ais (1
        

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