Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1192160
CORSET 
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On confond souvent le corset avec le surcot et mcme avec le peli- 
con, par la raison que le corset, comme le surcot ct le peligon. 
se met par-dessus le pourpoint ou la cotte; mais le surcot est plus 
ample que n'est le corset pour l'un et l'autre sexe. Il n'est pas, dans 
l'habillement des femmes, toujours garni de manches, tandis (lue le 
corset en possede. Nous ne croyons pas, du reste, que la distinction 
entre ces deux vetemeilts, le corset et le surcot, ait jamais ete bien 
tranchee. Il en etait de ce vctement comme dc quelques habits 
de nos jours qui peuvent cire confondus (pardcsstts et paletot, par 
exemple). Le corset des hommes comme celui des femmes est tou- 
jours ajuste a la taille; coupe qui n'appartient pas specialement au 
surcot. Dans ce qu'on appelait une robe, Gest-a-dire un vetement 
complet, il y avait souvent deux surcots; l'un de ces surcots pou- 
vait etre un corset. 
Dans les comptes, Faunage des corsets dthomme indique une 
certaine ampleunjusque vers 4400; et, en effet, ces corsets avaient 
l'ampleur d'une robe avec manches. On appelait corset sangle, celui 
qui n'etait pas double de fourrures. Voici (fig. 5) le corset elegant 
des jeunes gentilshommes vers M151. Ce corset, de velours de soie 
ou de drap de laine fin, est fourre, pourtile au bas, agrafe sur les 
cotes, sans collet.  Le collet visible est celui du pourpoint ou de la 
cotelle.  Les manches, tres-amples et bouillonnees aux epaules, 
sont fermees et fendues lateralement en laissant voir les creves des 
manches du pourpoint a travers lesquels apparait la chemise. La 
taille tres-longue et tres-serree, sans autre ceinture qu'une mince 
ganse, commence immediatement au-dessus des hanches. Les plis 
sont tixes, cousus et forment la taille; ils sont reunis sur le ventre 
et divise-s en deux groupes derriere le dos jusque la ceinture, d'au 
ils tombent en un seul faisceau sur les reins. Il fallait, d'ailleurs, que 
ce vetement fut taille avec une parfaite precision, qu'il collat exac- 
tement sur le haut de la poitrine et le milieu du dos, et ne laissat 
pas voir les agrafures sur l'un des cotes et l'une des deux epaules. 
Lagrafure laterale de la ceinture allait se perdre sous le cote du 
faisceau des plis du devant, de telle sorte que le vetement suivit le 
contour des hanches sans jonction apparente. On portait ce vete- 
ment a la ville avec des chausses collantes, sur lesquelles, si l'on 
montait a cheval, on passait de longues bottes justes, faites d'une 
peau souple, noircie, avec revers clairs au haut des cuisses (voy. 
en A, tig. 5). Sur ce corset, les nobles portaient une ehaine tine a 
Girart (le Nevers,
        

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