Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1191710
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quees des deux cotes de la tete. Le tout est couronne il'un escot- 
lion. sorte de bourrelet, ou plutot de coussin, couvert d'une 
resille enrichie de passementcries et de grains d'or. de verre ou de 
perles. Si nous placions en regard la coiffure analogue portee par 
les dames anglaises, on reconnaitrziit lexageration de ces ilernieres 
parures. Cependant. liulluence etrangere domina parfois le gout des 
dames francaises : il semblerait que la mode des coillures hautes ait 
ete importee en France a Pepoque du mariage dlsaheau de Baviere, 
11111385. Cette princesse. au dire des contemporains, etait tres-bellc 
et aimait fort le luxe de la toilette; son entree a Paris lit grande sen- 
sation, et, montee sur un palefroi ail-dessus duquel etait porte un 
dais de drap d"or, elle etait coiffee d'une de ces hautes (10l'llUlli'S 
qu'on appelait alors fWITIIiNS : 
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Cette singuliere coiffure affectait, soit la forme d'un cornet revelu 
de drap d'or, de velours, de satin, de perles. et surmonte ilejfiyziux. 
d'on seclmppziit un voile de mousseline legere, soit la figure de 
cornes couvertes egalemenl d"un voile.  
Les satires, les injures IIIÜIHC, ne faillirent pas aux femmes qui 
portaient ces sortes de coiffures; et cependant elles persisterent 
longtemps. Sous ces cornes ou hennins, les cheveux etaiiznt comple- 
tement caches, et les femmes elegantes se faisaient epiler ou couper 
ras les quelques meches qui eussent pu paraitre sur le front ou aux 
tempes. Il fallait donc que le front et les tempes fussent exempts de 
rides; aussi les dames qui ifetaient plus de la premiere jeunesse 
se faisaient ramener la peau du front sous les cornettes, alin de 
dissimuler ces rides. (Yetait la un veritable supplice; mais, quand il 
S'agit de mode, on n'y regarde pas de si pres. Le Dit des mariages 
des filles au diable, qui date des preinieres annees du xv" siecle, 
flonne de curieux details sur ces coiffures : 
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