Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1191480
COIFFURE 
2202 
Rien cependant n'est moins capricieux; car une mode est toujours 
la consequence tres-logirjue d'un usage anterieur, et, si bizarres 
ou etranges que paraissent ses expressions, en observant un peu, on 
en trouve aisement les raisons. La mode n'est autre chose que la 
recherche d'un mieux introuvable, le besoin de s'affranchir d'une 
gene, d'un embarras; et, en cherchant ainsi, bien souvent on 
tombe dans une difliculte pire que celle qu'on voulait eviter. On 
veut simplifier, et les complications ne font que changer d'objet. 
Ainsi, pour ne parler que de la coiffure des femmes,  chose de la 
derniere importance, personne n'en saurait douter, puisqu'elle con- 
tribue a donner au visage une expression conforme au gout du jour, 
 nous avons vu que les dames du x11" siecle reunissaient leurs 
cheveux en longues nattes ou torsades des deux cotes des tempes: 
on ne peut disconvenir que cette coiffure, si elegante qu'elle fut, ne 
dut etre fort genante. (les longues tresses saccrochaient a toute 
chose; impossible de baisser la tete sans qu'elles vinssent se pro- 
jeter en avant. Ijidee de les retrousser etait naturelle; mais alors 
mieux valait les faire partir de la nuque. C'est aussi Ce qu'on lit, 
et on les releva en diademe sur le sommet du front (voy. les fig. t5 
et 19), ou on les enveloppa dans une resille ou un sac (voy. lig. '17 
et 18). Puis on utilisa les cheveux du devant pour masquer les 
attaches de ces nattes sur le sommet de la tete ; mais alors les che- 
veux lateraux etaient facilement deranges et avaient un air de dü- 
sordre qui, en coiffure comme en toutes choses, ne peut longtemps 
etre tolere. (l'est ainsi qu'on fut conduit a enfermer ces cheveux 
du sommet et des cotes dans un beguin ou coiffe d'etoffe, par-dessus 
lequel les nattes ou torsades purent etre regulierement posees 
et attachees. Entre cette coiffe, les tempes et les joues, on laissa 
voir les cheveux lateraux tombant droit, coupes a la hauteur de la 
bouche, pour accompagner le Visage. 
Analysons la figure 21. La premiere operation consiste (fig. '22) 
a separer les cheveux comme l'indique le trace A. Les deux parties 
a forment les tresses ou torsades; les deux partiesb, les meches 
droites tombant sous la coiffe le long des joues; la partie c, le rou- 
leau faisant chignon sur la nuque. Ainsi (voy. le profil B) sont dis- 
posees les parties de la chevelure; puis les nattes ou torsades d etant 
faites, ainsi que le rouleau e de la nuque, la coilTe est posee (voy. le 
profil G), epinglee. Alors, les torsades ou nattes d' sont ramenees 
sur les oreilles, sont epinglees aux angles de la coiffe, remontees 
verticalement le long des joues, recourbees sur le sommet de la tete 
et rattachees a leur extremite, a cote du chignon roule sous la
        

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