Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1191367
COIFFURE 
190 
oreilles et le cou. La figure 8, qui reproduit une sculpture de cette 
epoque (1160 511170)", explique cette mode bizarre. 
Jusqu'alors, il etait d'usage de jurer par sa barbe, et les poemes de 
la lin du x11" sieele mentionnent encore celle ancienne eoulume des 
Francs. Dans la Chanson de Huon de Bordeaux, Charlernagne 
s'exprime ainsi, lorsqu'il pretend faire un serment : 
Et par 
la barbe qui 
ne peut s01 
Pis-y 
Ces longues barbes etaiexlt genantes lorsqu'on shrmait; on 
passait sous le heaume, et elles tombaient (levant la l'entame 
llauberl : 
IPS 
du 
La barbe ot longe d'csc'au neu del han 
Qui li pendait desous Felme jesmä; 
Sous le ventnille de hnuberc Fol jetai: 
Des l'origine du christianisme, le cierge s'eleva toujours contre 
l'habitude de porter des cheveux longs, ainsi que nous l'avons dit plus 
haut,et lui-meme donnait l'exemple en se coupant les cheveux en cou- 
ronne ail-dessus des oreilles et se faisant raser le sommet du crane. 
A cette coutume il y eut cependant des exceptions, puisque les 
conciles interviennent parfois pour censurer les longues chevelures. 
En 1191, le concile de 'l'oulouse declare que tout clerc qui porterait 
les cheveux longs serait prive de la communion jusquäi ce qu'il eut 
fait couper sa chevelure. En 1198, le concile d'York declare vacants 
les benefices de ceux, parmi les clercs, qui spbstineraient a ne porter 
plus la couronne et la tonsure. Quant a la barbe, les religieux regu- 
liers, comme le cierge, la portaient pendant le x11" siecle. 
La barbe etait consideree si bien comme un signe de noblesse, qu'on 
ne pouvait faire un plus grand affront a un homme libre que de la 
lui couper. Le poeme de Floooant 1 part de cette donnee. Clovis a 
quatre fils; il confie Floovant, l'aine, a son senechal, duc de Bour- 
gogne, pour lui apprendre a manier les armes. Le senechal emmene 
le jeune prince a son hotel, le fait bien manger; apres quoi tous 
deux vont se promener au verger, et s'asseyent cote a cote sur 
l'herbe. Bientot le duc s'endort a qui fu viaux et. penez w : 
Il ot blainche la barhv jusque au 
neu dol 
haudrü. 
' Des chapiteaux de Photel de ville de Saint-Antoniu (1170 environ). 
2 Chanson de Huon de Bordeaux, vers 1050. 
3 Ühanson de Huon de Bordeaux, vers S051 et suiv. (voyez la partie des Anmns). 
4 Ecrit au commencement du rägne de Philippe-Auguste, si l'on s'en rapporte 
descriptions des moeurs, des vütenienls des usages. 
        

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