Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1190579
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CHAPEAU 
CHAPEAU, s. m. (capital, cltapel, chapelet, cltapiauw, ouvre- 
clttcf). Le chapel, qu'il ne faut pas confondre avec le chaperon, 
s'entendait comme couronne de inetal ou de fleurs, et comme 
couvre-chef. Il y avait dans les villes, et notamment a Paris, la con- 
frerie. des fabricants de chapels de fleurs, simples couronnes portees 
a l'occasion de certaines ceremonies et pendant les banquets. De 
cette ancienne industrie nous n'avons conserve que le nom de cita- 
peliers, donne a nos faiseurs de chapeaux d'hommes. Chacun sait 
que, pendant Fantiquite grecque et romaine, il etait d'usage de se 
couronner de fleurs pendant les festins. Cette habitude se perpetua 
pendant le moyen age et jusque Fepoque de la renaissance. Alors, 
comme on pretendait remettre en honneur les usages des anciens, 
on abandonna celui-ci, qui etait une tradition non interrompue de 
Fantiquite. C'est la une de ces contradictions comme on en peut 
signaler un grand nombre a celte epoque. 
Legrand d'Aussy, dans son Histoire de la vie priväe des Francais, 
fait observer que la coutume de se couronner de fleurs remontait 
il Pepoque des Gaulois. Ceux-ci, a pour montrer l'assurance avec 
laquelle ils marchaient au combat, et le mepris qu'ils avaient de 
la mort, ne portaient, dit fElien, pour tout casque, dans un jour 
de bataille, qu'une couronne de Heurs n. 
Des Fepoque merovingiennc, toute personne noble portait les 
cheveux longs; les femmes se coiffaient de longues tresses pen- 
dantes; les hommes laissaient tomber leur chevelure a mi-hauteur 
du cou. On ne pouvait se passer des lors d'un cercle qui put main- 
tenir ces longs cheveux et les empecher de tomber sur les yeux. Ces 
couronnes devenaient donc un accessoire indispensable, meme lors- 
qu'on avait la tete nue, et elles etaient communes aux hommes et 
aux femmes. Dans le Roman du clttttelain de Coucy, ecrit a la fin 
du xnÜ siecle, la dame de Fayel fait don a son ami d'une couronne 
a ellel : 
Mies un cuevrcchicf faitis (beau) ay 
Lisld (bordd) d'or que je vous donraj 
Et coissinet ct hcl et bon,  
De grosses pierres sont li boulon : 
Mfss avoir voel voslrc fiance 2. 
Que le porturüs sans faillaucc, 
N31 autre m: sera (fhamgiüs. H 
Vers 5133 et suiv. 
Mais je veux que vous 
mettiez. 
1e pro:
        

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