Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1189075
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1190538
A115 
CEINT 
VURE 
courtes et sont serrees par de larges ceintures d'or, de passemen- 
terie ou (Torfevrerie (fig. '10) l. 
C'est a ces ceintures que les femmes suspendaient de petits objets, 
patenotres, boursettes, miroirs, clefs, etc. 
Il est souvent question, dans les contes et fabliaux, de ceintures 
auxquelles sont suspendus des escarcelles, des ocritoires, des cou- 
teaux, des clefs. Aussi, quand on faisait cession pour dettes, on S6 
depouillait de sa ceinture devant les juges; ifetait se depouiller du 
droit de propriete.  
Les inventaires des XlVe et xv" siecles mentionnent des ceintures 
passemex: 
tres-riches garnies de leur bourse : a Pour une ceinture et pour une 
(r bourse faite ä l'aiguille, d'or de Chippre l)  a Pour une 
a ceinture blanche, ferree d'argent.....   a Pour une fleur de lis 
a et une ceinture d'or {t rubis et {t esmeraudes  n  a Pour 
a faire et forger pour ledit M" d'Orliens deux roses d'or {in et d'ar- 
a gent esmailliees de rouge cler, et furent mises en sa bonne gain- 
u ture ä perles  v  a Une ceinture d'or pesant deux mares 
a trois onces quatre esterlins, achetee 136 francs 3 sols 6 de- 
u niers  v 
Les ceintures elles-meules servaient de bourse, ainsi que cela se 
pratique encore chez les habitants de la campagne. Un conte du 
XIVB siecleü nous montre un certain sacrislain qui veut seduire une 
bourgeoise et lui promet cent livres. La dame fait semblant d'accep- 
ter, de complicite avec son mari. Des que Feglise est fermee, aiin de 
se procurer la somme promise, le moine : 
      pense de son affaire, 
Puis cerche boites et armoires 
Et les autex as seintuaires 
Oü la gent ont Foifrande mise 
Qui orent 01 le service. 
Une grant corroie a emplie, 
Dc ce ne li nlenti-il ulie, 
Que bien cent livres 11'i änst; 
Voire encore plus, se il peust, 
En i äust volontiers mis. H 
' Mss. des Chroniques de Froissurt (xvü siäulc), Bibliulh.  
9 Comptes de Geof]"11oz' de Ifleurz", 1316. 
if Ibid. 
L Comptes rfEl. de la Ifontaine, 1352. 
 Invent. de Louis d'Or1e'ans, 1397. 
G 1m Segrelain, nzoine, manuscr. fonds Sainl-Gerlnain, 
p. 242, 
Ilo 
1930 
Bnrhazan,
        

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