Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1183649
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1184685
 63  1 CHASSE ] 
Nous voyons aussi qu'au moyen ägc on se servait de charrettes ä 
bras. Les tapisseries de Saint-Mädard, dont il existe des copies fort 
belles 51111 bibliothäquc Bodläienne diOxford, nous en donnent un 
exemple. Ces tapisseries dataient de la fin du X1116 siäcle. (Voy. TAPIS- 
SERIE.) 
CHASSE, s. f. La chasse n'est, a proprement parler, que le cer- 
cueil de pierre, de bois ou de metal dans lequel sont enfermes les 
restes d'un mort. Le mot de chässe, au moyen äge, siapplique indis- 
tinctement aux coffres qui renferment des corps de saints ou de 
grands personnages. 
Les mots airca, capsa, furent employes, dans les premiers siecles 
et jusqifa fepoque carlovingienne, indiffeisemment pour designer 
des coffres destines a un usage jarofane ou sacre. Gregoire de Tours 
rapporte' que l'empereur Justinien etant mort a (Ionstantinople, 
Justin, qui lui succeda, etait dlune avarice outree. a Telle etait sa 
cupidite, dit cet auteur, qu'il fit construire des coffres de fer2 pour 
y entasser des milliers de pieces dlor.  
Fredegonde, voulant se venger de sa fille Rigonthe, qui Finsultait, 
liengage, comme pour adoucir son mauvais naturel, a prendre ce 
que bon llll semblerait parmi ses bijoux. a  Entrant dans le reduit 
qui renfermait le tresor, elle ouvrit un coffret" rempli de colliers et 
d'autres ornements precieux; et, apres en avoir pendant longtemps 
retire, en presence de sa fille, divers objets qu'elle lui remettait : 
a Je suis fatiguee, lui dit-elle; enfonce toi-moine la main dans 1e 
a coffre, et tires-en ce que tu trouveras.  Pendant que, le bras en- 
fonce dans le coffre, celle-ci en tirait les effets, sa mere prit le cou- 
vercle et le lLll rabattit sur la tete, puis posa dessus avec tant de 
force, que le devant (du coffre) lui pressa le cou au point que les 
yeux etaient pres de lui sortir de la teteä D Il faut supposer que ces 
coffres a bijoux etaient de la grandeur diune huche ou d'un bahut. 
Le meme auteur rapporte encore qu'etant eveque de Tours et ayant 
rebati Peglise de Saint-Martin, il trouva dans une auge de pierre, 
fermee par un couvercle, une cassette dlargentä contenant des reli- 
ques des martyrs de la legion sacree. 
1 Lib. IV. 
1 a Cui tanta fuit cupidxtas, ut arcas juberet üeri ferl 
talenta congereret. n 
B a Reseravlt arcam... n 
4 Gräg. de Tours, 1112915. Frangz, lib. IX. 
5 a  Et inveni in hoc cnpsulam argcntealn, in qua. 
quas numismatis aurei 
üeri ferreas, in 
lib.
        

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