Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1183649
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1188863
CONCLUSION 
de bien et d'honneur, bons peres de famille, religieux, qui ne se 
font aucun scrupule de-wprovoquer une guerre civile, de piller leur 
propre pays, de säillieravec tlessouverains elrangers, parce qu7ils 
sont au prince de Conde-ou-au duc de Beau-fortk Nous aviouons que 
lorsque nous vovons un notaire-ou-un negoeiant retireslvouloir au- 
jourd'hui se meubler comme ces gens-la," dest-ii-tlirekfivre comme 
eux dans leur interieur, le fou rire  semble que, 
dans notre pays, le desordre et les contradictions doivent. toujours 
exister qtltllqtlü part. Jusqu'au commencement du dernier. siccle, 
bien peu de citoyens possedent le sentiment des devoirs publics; 
mais, dans la vie privee, on trouve de-grands caracteres,fun respect 
gencral pour les traditions, des moeurs qui  s'accordent avec le mi.- 
lieu dans lequel on est ne. Depuis 1792, l'esprit pulplic presente une 
certaine unite, il s'est developpe ; mais la confusion est. fentreedans 
la vie" priivee, et l'on peuticitei- comme des exceptionsles hommes 
qui savent etre ce que la fortune les a faitsou sktccommorlera leur 
temps. Le besoin de paraitre siest introduit dans le mobilier comme 
dans les vetemcnts, et l'industrie s'efforce naturellement de satisfaire 
a ces travers. On concevrait que les petites fortunes pretendisscnt au 
luxe apparent que peuvent se permettre les grandes, et que le biens 
etre fut ainsi, parfois, sacrifie au desir de briller  il y a longtemps 
que pour la premierc fois on a reproche a la bourgeoisie de vouloir 
singer les gentilshommes,-mais notre temps devoile une inlirmite 
sociale qui "ne s'etait pas encore produite au meme degre. C'est au 
contraire dans les classes elevees (ou du moins favorisecs de la for- 
tune) que -se manifestent particulieremenwt ce besoin de paraitre, ce 
goüt pour le faux luxe qui semblaient autrefois reserves a ceux 
' Une seule citation cntremille. llenri de (lampion, bon gentilhomme, bruve, excellent 
homme au fond, _plein de. droiture el. d'honneur, dit, dans ses oignon-ifs, lorsque le duc 
de Longuevillir, auquel il setaihdonue, rompt avec les princes su: _ll avoit (le rluc de 
a Lougueville) alors change de PFUjCL, pour quelques mecontcnlemens qu'il. eut des 
u Princes, qui refusercnt de lui accorder des choses qu'il souhnitoit d'eux pour  
ieelurer n (dest-fi-clire pour concourir avccpeux il. faire entrer les troupes espagnoles sur 
le territoire frangnis): a llenvoyn i: la cour le sieur de la Croisette, qui negocia Sl bien, 
u- que-le flue (ile-Longueville) s'engagea entierement dans les int-ejrets du roi, Jfai Leu.- 
(l jourseii une telle jmssion pour le maintien (les lois; que je ressentisune extreme joie 
m, de,cetjcirrnngement, "quoique jcjugeasse que je ferois plutüt fortune dans l'autre parti. l) 
Il est-zdiflicile de se rejouir, plus nziivement de ne pas etre traitre il son pays. Remar- 
quons, enpassant, que Äcc meme Henri de Campiombien qu'il trouvait le proeede. xigelrtil, 
{un iles gentilshommes anime de Boeuf-art qui ilevnit assassiner le cardinal lllfiznrin ilzins 
Lsn voitiirielvoy.  (la Ca-mpion; Jalnneth 1857).: Cclci "ne se passe passons" Philippe- 
                
        

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