Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1183649
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1188673
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VIE 
PHIVEE 
D E 
HAUTE 
BOURGEOISIE. 
trois pieces a chaque otage, "simplement meublees. D'ailleurs les 
bourgeois etaient tous ou fabricants ou negociants, et, comme tels, 
ils avaient un ou plusieurs apprentis qui demeuraient charges d'une 
partie du service interieur de la maison. 
Les seigneurs feodaux residant sur leurs terres pouvaient facile- 
ment faire faire tout le service grossier de Pinterieur du chateau 
avec un intendantl et des corvecs; mais les bourgeois, des que les 
habitudes de luxe se furent introduites chez eux, ne pouvant avoir 
un nombre considerable de valets, en louaient, suivant le besoin, 
pour certains services. Les serviteurs, dit l'auteur du Jllenagieri, 
a sont de trois manieres. Les uns qui sont larins comme aides pour 
a certaine heure, a un besoin hastif, comme porteurs a l'enfan- 
 treurei brouetiers (voy. fig. 8)i, lieurs de fardeaulx et les sem- 
a blables; ou pour un jour ou deux, une sepmaine ou une saison, 
a en un cas necessairc ou penilale ou de fort labour (travail) comme, 
a soieurs, faucheurs, bateurs en grenelle ou vendengeurs, bottiers, 
a fouleurs, tonneliers et les semblables. Les autres a tems pour un 
et certain mistere (ministere), comme cousturiers, fourreurs, bou- 
cc lengiers, bouchiers, cordoenniers et les semblables qui oeuvrenta 
a la piece ou a la tasche pour certain oeuvre. Et les autres sont pris 
a pour estre serviteurs domestiques pour servir a Pannee et demeu- 
cc rer a liostel. Et de tous les dessusdis aucun n'est qui voulentiers 
(c ne quiere besongne et maistre. a Pour les premiers continue liau- 
teur, que lion prend pour des travaux de peine, les transports, etc., 
ils sont  communement ennuyeux D, grossiers, arrogants, prels a 
' Au X1110 sibcle, nous voyons apparaitrc 
däünics dans le Lai (Flgnazu-fäs : 
däjä cet intendant. 
dont les 
fonctions 
SOI! 
a Il vint por mi une nulre me 
u Avoec lui avoit un aufagc 
u Ki li fuisoil. lunt son message : 
a [cil li nsscmbloit sa rente. 
a La dame ki fu en atcntc 
a Avait le postic (la porte) cnlfouvcrt. 
u Li bers x entre tout en npert 
a (Ains k'il en is aura anui); 
a La dame vint encontre lui; 
u Son message ä l'0slcl renvoie, 
a Il n'a cure kc il le voie. n 
(le nom (Yaufage, pour intendant, n'est pas ordinaire, ct nous ne l'avons vu cmployc 
que dans ce petit poüme. 
3 Tome ll, p. 53. 
' Porteurs munis d'un bourrelet feutre ou d'un coussin pour placer sur la tetc ou les 
äpanles, et faciliter ainsi le port de la charge, comme le font encore nos portcfaix. 
4 MS- Vila et Jiassio S. Uionysii Areopagi, Biblioth. natiom, fonds latin, nO 5286
        

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