Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1183649
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1188546
IÜXBRICATWON 
DES 
MEUBLES. 
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a Dans ces ouvrages de fonte anciens on enchassait volontiers des 
a cabochons de cristal de roche  Cela n'est plus de mode depuis 
a longtemps; je le regrette, car ces pierres transparentes et bril- 
a lantes donnent quelque chose de precieux aux ouvrages de fonte, 
c: surtout lorsqu'ils ne sont pas destines a etre dores. Cependant ce 
fi que je possede de plus riche, c'est ce faudesteizril, fondu en Flandre 
c: il y a plus de cent ans; car alors il faut dire que ces londeurs en 
f: cuivre etaicnt plus habiles qu'ils ne le sont aujourd'hui. Ce siege 
a (pl. XXVlI) se demonte, afin de pouvoir etre transporte avec le 
a bagage du seigneur. Apres avoir retire les clavettes a ressort D, 
a on euleve les quatre montants A, B, qui passent a travers les oeils 
a reserves aux extremites superieures du pliant, dans les accoudoirs 
a et le dossier; les quatre pieds croises, a tete de compas, se plient; 
c les plaques d'appui et celle du dossier ne sont alors que des pan- 
a neaux legers que l'on met dans un coffre. Les deux tetes tenant 
a aux montants du devant sont de cristal de roche, ce qui est fort 
a sain, parce que cette matiere, etant toujours froide, entretient la 
a fraieheur des mains..... lllais les apprentisg ont fini de diner, et 
a si vous voulez, messieurs, nous allons rentrer dans l'atelier; ils 
a m'aideront a vous faire voir le lampier du roi notre sire. n En 
effet, plusieurs apprentis skitaient remis au travail : les plus äges 
(c battaient des pieces sur des modeles, d'autres enduisaient de terre 
des objets de cire; nous en vimes deux qui etaient occupes a fondre 
de l'or dans une coupelle de terre au milieu d'un rechaud muni d'un 
soufflet (fig. 7) 3. Aupres d'eux se trouvait le moule d' une croix 
ii que le prince en mange, et si c'est viande qu'il faille trencher, il doit prendre un tren- 
l! choir d'argent (plat propre {i decouper), et niectre dessus quatre trenchoirs de pain et 
ii les mettre devant le prince, ct devant soy iloit mettre quatre trenclioirs de pain, et 
(i sur ieeux un autre qui fout le cinqiiiesnie lrenchoii- de la eroiistc, pour soustenir le 
a fais du trenchoir et du cousteau, et doit Pescuyei" prendre la chair sur son coustcau, 
n et le mettre devant le prince; et s'il est bon compaignon, il doit tres-bien manger, et 
c son droit est de manger ce que luy demeure en la main en tranchant, et certes s'il 
a mange bien, le prince luy en sgay bon gre, car en ce faisant il lui montre seurete et 
(i appetit, il peut aller boire au buffet, et ne luy peut-on refuser le vin de bouche, 
a toute la viande qui est devant le prince est sienne, pour en faire son plaisir, pourveu 
(r que le prince mange publiquement, car si le prince mangeait en sa chambre il prive, 
a en ce cas la viande est a ceux de la chambre, et ifeu alleroit l'essayer treneliant que 
a par portion. n 
' Comme on peut le voir encore dans le fragment du eandelalire de Saint-Remi de 
Reims. (Bibl. de Reims.) 
3 Le; fgndeufs en metaux ä Paris pouvaient avoir autant d'apprentis qu'ils voulaient. 
(Et. Boilcau.)  
a Biblioth. nation., ms. ancien fonds Saint-Germain, n" 37, XHF siecle. On voit, dans 
cette vignette, le boisseau dans lequel est la provision de charbon; puis, par derriere,
        

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