Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1183649
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1187529
OBSEQUES. 
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morts, deposaient les ossements calcines dans une urne de terre 
cuite, un vase ou un sarcophage de marbre. Les chretiens, croyant 
a la resurrection, laissaient les corps entiers, les lavaient d'eaux 
odorifcrantes, les enveloppaient de bandelettes ou de linceuls, et 
les placaient horizontalement dans des cavites creusees dans les 
parois des carrieres ou des rochers; ces sortes de cases etaient 
murees. Parfois aussi les corps morts etaient couches dans des sar- 
cophages de pierre ou de marbre places dans des monuments ou 
des enclos reserves aux sepultures. Dans les Gaules, ces usages se 
melerent aux habitudes germaniques. Cependant les gens riches 
pouvaient seuls faire la depense d'une pareille sepulture; aussi 
beaucoup de cimetiercs gallo-romains ou meme merovingiens font 
voir des corps simplement poses dans une fosse creusee au milieu 
de l'argile, de la craie ou du tuf, et, dans ce cas, les squelettes sont 
inclines ou memc assis. 
Pendant ces epoques primitives, les morts etaient toujours ense- 
velis avec leurs vetements, et souvent, avant Finhumation, on 
cntourait les corps de mottes de gazon 1. On les portait en terre 
ainsi apres les avoir laisses exposes dans Feglise pendant un ou 
plusieurs jours. Le lavage des corps est sans cesse mentionne par 
les historiens. Flodoard rapporte que, Farcheveque de Reims 
F oulques ayant etc assassine dans la campagne, les gens de Reims 
rapporterent le corps du prelat dans la villc au milieu du deuil et 
de la desolation de tous les siens.  La, apres avoir lave le corps et 
a lui avoir rendu les derniers devoirs avec pompe, ils le deposerent 
 dans un sepulcre digne de lui 2. a 
Plus tard, au xir siecle, le poäte auteur de la Chanson de Roland 
decrit ainsi les obseques de son heros et des barons morts a Ron- 
cevaux. Charlemagne, arrive sur le lieu du combat trop tard, 
exprime sa douleur et ses regrets : 
Pluret des oilz, sa blanche barbe tiret; 
Et dist dux Naimes : Or ad Caries grant ire. 
CGVIII. 
n Sire cmpererc, go dist Gefrei d'An1ou, 
a Geste dolor ne dämenez tant fort, 
a Par tut. le camp faites querre les noz 
u Que cil rPEspuigne en la bataille unt mort, 
u En un carnel cumandcz que hom les port. 
u Qo dist li reis .Sunez-en vostre corn. A01. 
' Grägoire de Tours, Vitw Patrum, cap. vx, 
' Flodoard, Hast. de Feghse de Reims, chap.
        

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