Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1183649
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1187205
fuäsunui 
HISTORIQQE. 
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des erreurs qui touchent aux habitudes, aux mmurs, aux ceremo- 
nies, aux meubles, aux ustensiles, a la facon d'etre, etc. La bonne 
peinture n'a pas affaire de tout ceci, soit; mais alors mettons de cote 
toute pretention a la verite : que les peintres ne suivent que leur l'an- 
taisie ou leur inspiration ; s'ils semblent. rechercher la verite sur un 
point, le publie a le droit de Pexiger partout. Lorsque le peintre 
entre dans le domaine de län-cheologie, nous lui demandons d'enz- 
arclieologuc, de ne point nous representer saint Louis dans une 
salle du xvt siecle, de ne pas l'armer comme un chevalier du temps 
de Charles Yll, de ne pas l'entourer de nobles du temps de Fran- 
cois I", de ne pas surtout le representer agissant connue aucun 
grand seigneur de son temps n'eut agi : tout saint qu'il fut, Louis IX 
etait fort grand seigneur. Les artistes ont rarement le-temps d'ota- 
dier les moeurs et les habitudes des personnages historiques qu'ils 
veulent representer : ils se fient a des compilations erronees souvent, 
a des recueils de gravures faits sans critique et sans methode; il en 
resulte les rapprochements les plus changes, ils perpetuent ainsi les 
erreurs dont ils sont les victimes. Depuis Voltaire, qui, le premier, 
attacha une grande importance a la verite du costume sur le theatre 
et fut l'inventeur de la couleur locale, nous avons l'ait des progres ; 
nous avons beaucoup a faire encore. La verite est. un besoin de notre 
temps; nous n'admettons guere les a peu pros; le publie en sait 
trop pour ne pas lui donner beaucoup : il veut qu'on lui montre le 
           
mais, tant que son gout n'aura pas pris un autre cours, nos protes- 
tations seront inutiles : il courra voir une mise en scene qui passe 
pour etre la reproduction iidele d'un fait historique, il lira avec pas- 
sion un roman qui rappellera les moeurs et les usages d'un monde 
eloigne de nous, et il ne sinquietera pas de savoir si ces (ouvres sont 
conformes ou non aux regjles immuables de l'art. Ür, le devoir des 
artistes, a notre sens, dans ce cas, c'est d'aller au-devant du public. 
Pourquoi l'art ne trouverait-il pas sa place a cote de la verite? Les 
anachronismes, ou l'ignorance des moeurs appartenant aux person- 
nages que l'on fait parler ou que l'on represente, ne sont pas abso- 
lument necessaires dans une oeuvre d'art; celle-ci peut subsister 
maigre Fetude de ces moeurs, elle peut aussi s'en servir; (luelrlues- 
uns de nos auteurs modernes nous l'ont prouve. Pourquoi donc les 
peintres et le thcatre resteraient-ils en arriere? Il nous semble que, 
pour une epoque comme la notre, ou tout tend a se niveler, ou les 
grands caracteres disparaissent, il y aurait au contraire, pour les 
artistes, un avantage reel a se retremper dans Petude scrupuleuse 
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