Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1183649
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1187194
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RESUME 
IÜSFUIÜQUE. 
un restitue historique notre travail sur les meubles. Depuis le com- 
mencement, du siecle, les gens de lettres et les zirtistes ont cherche 
a donner a leurs travaux historiques un cachet de verite, ce qu'on 
itmltbittit, il y a vingt ans, la couleur locale. Jusqu'alors, sur le 
theatre, dans les peintures, on attachait peu d'importance a la repro- 
duction Üdele des habitudes, des vetements, des objets que l'on 
iepresentait ; detait pCllt-ÜLII), au point de vue de l'art, un avantage, 
et personne ne songe al blamer le 'l'itien d'avoir entoure la Vierge 
presuntee au temple, de personnages en costume venitien du 
xvi" siecliz. Le Cid vetu comme un seigneur du temps de Louis XlV, 
et les lloraees coiffes d'une grande perruque, n'otaient rien a la 
qualite des chefs-d'oeuvre de Corneille. Mais le jour ou les ziett-urs, 
aussi bien que les peintres, se sont mis a vouloir exprimer les pas- 
sions et les sentiments des hommes, en menu: temps qu'ils les repre- 
sentaient sous leur fornle reelle, qu'ils se sont attaches a reproduire 
tidelement leur entourage, leurs habitudes du moment, le public est 
devenu hientot exigeant: il a discute le costume, il a releve les 
erreurs; il s'est mis a silller sans misericordt: les atnachronismes. 
C'est un malheur : l'art, a proprement parler, n'a rien a faire de 
cette friperie; ce n'en est pas moins un fait auquel il faut se sou- 
mettre de bonne grace. Si l'on representttit aujourd'hui sur la set-ne 
du Gueselin en uniforme de general, avec le tricorne, iOS tf-paulettes 
et la culotte blanche, le drame, fut-il un (JilOf-LLGEIIYFC, serait hue 
impitoyttbletnent des le lever du rideau. Ce que nous tolerons dans 
les oeuvres des artistes passes, nous ne l'admettons plus chez les 
notres; si nous ne trouvons pas mauvais que Ilebrun ait donne a 
Alexandre le vetement d'un  de CitFHitVtti, nous ne permet- 
trions pas cette licence a nos peintres. Graee aux etudes classiques, 
ceux-ci connaissent assez bien les vetements, les meubles, les usten- 
siles de llintiquite; depuis rpielques annees particulierement, plu- 
sieurs d'entre eux affectent meme une severite d'observation, une 
{ide-lite dans la reproduction de la terme exterieure, qui passent, a 
tort ou a raison, pour une ctualittä aux veux du public. (Quant a ce 
qui est du moyen fige, nous ne sommes pas aussi avances, et nous 
voyons, tous les ans, quantite de tableaux a sujets historiques ou 
l'on pourrait signaler de siugulieres bevues. Telles, par exemple, 
que si l'on representait sur une meme toile une seene dans laquelle 
les personnages seraient vetus, qui en marquise" du temps de 
Louis XV, qui en 0fÜCi8l' de dragons de l'empire, qui en maire de 
notre temps, qui en conseiller au parlement du dernier siecle; c'est- 
a-dire une mascarade grotesque, Cela est peu de chose encore aupres
        

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