Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1183649
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1186373
RELIQUAIRE 
2920 
vingts, et la plupart etaicnt de matieres precieuses. Les cathedrales 
de Reims, de Bouen, de Bourges, de Chartres, dlilrras, de Saint- 
Omer, de Troyes, de Sens, n'etaient guere moins riches en objets de 
ce genre, qui, malheurcuselnent pour l'histoire de l'art, sont au- 
jourd'hui fondus ou dispcrscs. Mais detait dans les abbayes parti- 
culierement qu'on trouvait les plus riches et les plus nombreux 
reliquaires. Celle de Saint-Denis en France contenait, dans son tre- 
sor, une quantite incroyable de ces meubles sacres ; les plus remar- 
quables sont graves dans l'oeuvre de Felibien. Celle de Saint-Germain- 
des-Pros n'elait guere moins riche. Les tresors des eglises parois- 
siales elles-melnes possedaient des reliquaires celebres, et Pabbe 
Lebeuf, dans son Histoire du cliocese de Paris, en signale un grand 
nombre dont quelques-uns paraissent fort anciens. 
La plupart des eglises cathedrales et paroissiales avaient, dans 
leurs tresors, de grands coffres, sorte de chasses dans lesquelles on 
enfermait les reliques les plus venerees, alln de les transporter dans 
les villes et villages du diocese, pour recueillir des dons destines a 
subvenir aux depenses de la construction ou aux reparations de 
Peglise. C'est en transportant au milieu des populations les plus 
precieuses reliques de leurs tresors que les cathedrales d'Amiens, 
de Noyon, de Senlis, purent achever les constructions entreprises a 
la {in du xnt siecle et au commencement du XIIIE. Ces voyages que 
l'on faisait faire aux reliques des eglises, accompagnees de plusieurs 
religieux slltendaient souvent bien au dela du diocese particuliere- 
ment interesse a Fachevement de Pmuvre, et les dons recueillis ainsi 
etaient parfois considerables. Cependant, a la {in du XIIIÜ siecle deja, 
ces collectes ne produisaient probablement plus des resultats assez 
importants pour valoir la peine et les dangers auxquels les religieux 
sexposaient en transportant au loin leurs plus saintes reliques ; car, 
a partir de cette epoque, sauf dans les cas de calamites publiques, 
les reliques restent dans les tresors, et c'est aussi a cette epoque 
que les chapitres comme les abbcs l'ont faire un grand nombre de 
reliquaires sur des formes nouvelles et tres-variees, afin d'attirer 
l'attention des fideles sur le contenu par la beaute du contenant. 
C'est evidemment autant le besoin de rechauffer le zele attiedi des 
populations que le desir de donner aux reliques des enveloppes 
dignes d'elles, qui engagea le cierge, pendant les X111", xive et xve 
siecles, a faire executer une quantite si prodigieuse de reliquaires 
sur les dessins les plus riches et les plus propres a amer-veiller les 
fideles. Le cierge du moyen age avait parfaitement l'intelligence de 
son temps, et il savait qu'il captivait autant et plus peut-etre les peu-
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.