Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1183649
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1185647
LIBRAIRIE 
a trop sentir la viande ni la grosse, car ils ne Favoient pas touehee, 
a ains seulement de la fourehette.....  
Les lavoirs n'avaient pas toujours l'importance de celui que nous 
avons donne tig. 1 ; dans les maisons, dans les chäteaux, on_ se ser- 
vait, pendant le moyen fige, de lavoirs de marbre, de terre cuite, de 
pierre, de cuivre ou de plomb, munis d'un ou deux robinets avec 
une cuvette au-dessous. M. Parker, dans son ouvrage sur liarchitec- 
ture domestique du moyen äge, donne un de ces lavoirs du xlvesiecle. 
Nous en connaissons un autre existant encore dans un des bati- 
ments du palais arehiepiscopal de Narbonne, mais il est de pierre et 
fait partie de la construction. Ces lavoirs prives sont toujours dis- 
poses dans de petites niches pratiquees dans la muraille et souvent 
decorees avec elegance. On trouve beaucoup de ces niches dansles 
salles de nos anciens chztteaux; quant aux lavoirs, ordinairement de 
inetal, ils ont disparu. Les petites fontaines de faience ou de cuivre 
qu'on rencontre encore dans quelques vieilles maisons et dans la 
plupart des auberges de province, suspendues a Pentree des salles 
a manger, sont un dernier vestige de ces meubles du moyen äge. 
LIBRAIRIE, s. f. On donnait ce nom, pendant le moyen age, aux 
pieces qui renfermaient des meubles en forme de casiers, sur les 
rayons desquels on plaeait des manuscrits, et, par extension, aux 
meubles eux-memes. 
Les livres, avant Pinvention de l'imprimerie, etaient fort rares et 
par consequent chers : une laibliotheque qui se composait de cent 
volumes etait un luxe peu commun; les abbayes, les eveches, les pa- 
lais des souverains, pouvaient seuls posseder un assez grand nombre 
de manuscrits pour qu'il füt necessaire de disposer des salles garnies 
demeublespropresa lesrenfermer. Le lectrin avec une petite armoire, 
une simple tablette disposee dans un angle de la chambre ou d'un 
cabinet, laouvaient contenir toute la bibliotheque d'un particulier se 
livrant a Yetude. 
Presque toutes les abbayes possedaient dejzi, au xne sieele, une 
bibliotheque a proximite de laquelle se trouvaient des cellules desti- 
nees aux copistes. Dans les eloitres memes, il y avait un petit reduit 
dans lequel on renfermait les livres laisses aux religieux pour les 
lectures ordinaires pendant les heures de repos. Ce reduit, appele 
arnzariolttttt, etait garni au pourtour de (Iuelques tablettes et ferme 
par une porte donnant sur l'une des galeries du eloitre. A proxi- 
mite des chwurs des eglises abbatiales et eathedrales, ou dans leur 
enceinte meme, une grande armoire, bien fermee, contenait les
        

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