Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1183649
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1185603
151 
LAVOIR 
tement de la lin du xvr siecle, dont la forme differe de celle usitee 
jusqu'alors : la tige verticale, destinee a empocher les büehes de 
rouler sur le pave, a disparu et est remplacee par une pomme. Ces 
landiers paraissent combines de facon a IIIOPHIBItFG de poser les pieds 
sur les deux volutes, afin de se chaulfer plus facilement. Ils sont 
ornes de rosaces de tole rivees sur le fer. La queue est de fer carre 
presentant sa diagonale parallelement au sol de llatre ; un ornement 
de tole deeoupee, place en B, cache le tenon de la grosse pomme; 
ce tenon passe a travers la queue du ehenet aplatie, ainsi qu'on le 
voit en C, et est retenu par une clavette. Le landier represente 
ligure 5, et dont le profil est trace en A, provient d'une auberge de 
Froissy (Cote-tfOr), et est fort petit. 
ljepoque de la renaissance apporta un grand luxe dans la compo- 
sition des landiers ; mais alors ils sont presque toujours de fonte de 
ler eoulee sur des modeles de cire exeeutes souvent par de tres- 
habiles artistes. Ils sont ornes de figures humaines, d'animaux fan- 
tastiques, et le plus souvent ils etaient dores ou argentes. Ce n'est 
guere qulau milieu du Xvne siecle que lion commenea en France a 
fondre des landiers en cuivre. Ceux-ci ont eompletement abandonne 
la forme haute et primitive, et sletcndent au contraire en largeur 
devant le foyer, en se reliant meme parfois au moyen de galeries 
destinees a empeclier le bois enflamme de rouler sur les parquets 
qui, dans les appartements riches, remplaeaient les anciens carre- 
lages de terre cuite emaillee. L'Italie, Venise et Florence fabri- 
quaient des le Xvi" siecle de magnifiques landiers de bronze. Beau- 
coup de palais et chateaux en possedaient dans le nord de la 
France. 
LAVOIR,s. m. (lavabo). Il elaitdhsage de placer, s. proximite des 
refcctoires des elahlissclnenls monastiques ou des Iaalais, souvent 
dans la salle elle-menue, de grands bassins de pierre, de marbre, de 
cuivre ou de plomb, destines au lavement des mains avant et apres 
le repas. On voit encore, dans un grand nombre de monastercs, la 
place destinee a recevoir ces meubles d'un usage journalierü C'est 
ordinairement une niche peu profonde, mais fort large, couronnec 
par une arcature souLenue par des consoles (voy. le Diction-nuire 
d'architecture, aux mots LAVABO et REFEGTOIRE). Ces lavoirs etaient 
i Les ruines de l'abbaye de Beauport (Bretagne) possbdcnt encore une de ces grandes 
niches, surmontcäo d'une triple arcaturc supportäc par des cuIs-de-lampe. M. Alf. Ramd 
nous a fuurni un dessin de cette niche.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.