Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque Carlovingienne à la Renaissance
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1183649
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1185530
LANDIER 
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Saint-Marc de Venise, on voit encore, suspendue a la coupole de la 
nef, une croix de cuivre qui parait remonter au xin" siecle, et qui 
servait de luminaire les jours feries. Les bras de cette croix lumi- 
neuse sont doubles et se coupent a angles droits, ainsi que l'indique 
la figure 7. Les godets contenant l'huile se trouvaient suspendus 
entre les branches de ce lampier, au moyen de ehainettes. 
La croix illuminee est une fort ancienne tradition dont on re- 
trouve la trace dans des manuscrits carloxiingiens 1, et beaucoup plus 
anciennementdans les peintures des catacombes de Rome  Nous 
devons mentionner aussi les lampes que l'on plagait sur les tombeaux 
eleves a Pexterieur des eglises. Cet usage etait usite chez les chre- 
tiens de Syrie des le Iv" sieele; nous le retrouvons adopte chez les 
Occidentaux jusqu'a la flH du xvrf siecle. Le nombre de renseigne- 
ments precis qu'il est possible de recueillir encore sur les lampicrs, 
si communs dans nos eglises pendant le moyen age, indique assez 
l'importance de ce meuble, le luxe avec lequel il etait traite, la 
richesse des matieres cmployees. Il est certain que les orfevres de 
cette epoque avaient deploye, dans la fabrication de ces objets, toute 
leur habilete, ce goüt parfait qui distingue leurs muvres ; employant 
a la fois le cuivre dore, le vermeil, les fines dentelures, le cristal, 
les emaux, ils avaient su donner aux grandes couronnes de lumieres 
un aspect eblouissant qui representait aux yeux des tidelcs, les jours 
de fete, l'image de la Jerusalem celeste. Ces grands cercles lumi- 
neux completaient Peclairage des choeurs garnis de rateliers, de 
nombreux candelabres, de flambeaux autour de l'autel, de cierges 
sur les tombeaux. 
LANDIER, s. m. (Chenet). Lesicheminees, dans les habitations du 
moyen fige, etaient larges et hautes. Generalement un homme pou- 
vait y entrer debout sans se baisser, et dix ou douze personnes 
se plagaient facilement autour de Pätre 3. Il fallait, ä Pinterieur de. 
ces cheminees, de forts chenets de fer, designes alors sous le nom 
de landfiers, pour supporter les büches enormes que lion jetait sur 
le foyer et les empecher de rouler dans l'appartement. Il y avait les 
landiers de cuisine et les landiers diappartement. Les premiers etaient 
assez compliques comme forme, car ils etaient destines a plusieurs 
usages. Leur tige etait munie de supports ou crochets pour recevoir 
une croix 
f Voyez la Bible zPAlcuin, Brit. Mus. 
1 Voyez Rama subterranea, tab. sccund. coemeterii Potiani via Portuensi, 
peinte sur les bras de laquelle sont posäs deux üambeaux. 
a Voyez l'article CHEMINEE dans le Dictionnaire rawonnd d'architecture.
        

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